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Tome quatrième.
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ET DES FABLES. , 381

pie, c’est-à-dire , qu’en imaginant que les figures d’animauxtracées dans le Zodiaque , ne íbnt pas des peintures bi-zarres , ni des figures destinées au hazard , 6c fans but,nous sommes arrivés à une époque où le Zodiaque estTemblème le plus naturel du ciel 6c de la terre chez lepeuple Egyptien. Cette supposition n’a rien que de vrai-semblable, puisqu'on fait que si ce peuple n’est pas l'in-venteur de l ecriture hiéroglyphique , au moins il en afait usage plus qu’aucun autre peuple , i’a conservée pluslongtemps, ôc nous a transmis plus de monumens deces favans emblèmes. Nous le répétons encore; il feroitbien étonnant que chez eux tout fut hiéroglyphique , 6cque les emblèmes des Constellations qui fe trouvent tracéesfur presque tous leurs monumens, 6c qu’ils appelloient lescaractères de leur écriture sacrée , fussent les íèules figuresdans leíquelles il n’entrât aucun dessein. Macrobe nousassure P,'elles avoient un sens; 6c la connoissance quenous avons du génie Egyptien , plus encore que le té-moignage de Macrobe, nous en est garant ; de maniéréque j’aimerois mieux reconnoître que je n'ai pu en de-viner le sens , que de supposer qu’ils n’y en attachèrentaucun. Les symboles tracés dans le Zodiaque , fe fontconservés pendant trop de siécles, fans altération , ôc feretrouvent chez trop de peuples, avec les mômes traits,pour croire qu’ils fussent des signes arbitraires. Aussi, M.de Geblin pense-t-il comme moi, que les noms que por-tent les signes du Zodiaque , ne furent certainement pasinventés au hazard (tom. IV, pag. 60). On ne fauroitnier qu’il n’y ait le plus grand rapport entre ces noms6c les phénomènes qu’offre le cours cle Tannée ; ôc enconséquence ils doivent remonter à une antiquité très-reculée.

M. Bailly {Hïfl. de l’Afïron., tom. I, pag. 184), ob-serve que les sphères des Chaldéens 6c des Ferses ren-fer,noient des figures d’hommes fans nom. Je pensecomme lui ; mais voici la conclusion que j'en tire : i°. cene font point des hommes, ou des héros apothéofésqu’ony avoit placés ; puisque sur le champ la figure eut eu un