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Tome quatrième.
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E T 1 ) E S FABLES. 3S7

ginairement d’un solstice plutôt que d’un équinoxe ; &cque ce solstice fut celui d’été, comme nous savons prouvépar Tordre des Calendriers anciens de Géminus, de Pto-lémée, &c. ; ainsi que par les témoignages de Plutarque& d’Hipparque , Tun dans son ouvrage, de placitis Philoj'o-phorum , Tautre dans ses Commentaires fur Aratus. On faitégalement que les anciens , dans les Poëmes qu’ils sirentsur Tannée & fur le voyage du génie solaire, ou Herculedans les douze signes, plaqoient son triomphe sur le Lionsolstitial à la tête de tous ses travaux. II est naturel desupposer que les Egyptiens commenceront à ce point leurdivision en douze signes , puisqu’on sait qu’ils y commen-çoient leur année &c leur grande période. Voilà donc unZodiaque Egyptien , fait dans un temps auquel le Lionou le Cancer, occupoit le solstice d’été, & cependanton y fixe le commencement de la division au Capricorne;n est-il pas évident que c’est l’époque primordiale qu’on avoulu perpétuer ? Ce planisphère remonte plus haut quele Zodiaque Indien , qui place la Vierge au solstice d’été JÔC cela a dû être ainsi. Le Zodiaque qui donne la po-sition de la sphere la plus ancienne, a dû se trouver chezle peuple inventeur. Les douze figures tracées dans lesdouze divisions de ce Zodiaque, n’ont pas la même sim-plicité que celles du Zodiaque Grec & du Zodiaque Indien;elles font chargées de nouveaux caractères relatifs à l’étatdu ciel, dans l’âge oìa il étoit en usage. Mais on y re-eonnoît toujours les anciens svmboles qui font la baseprincipale des nouveaux. II en résulte seulement des unionsmonstrueuses , dont les Prêtres Astronomes pénétroient lesens ; ôc la forme même composée de ces emblèmes,prouve assez que le peuple inventeur fut celui qui savoitles modifier, suivant ses besoins, & en faire son écrituresacrée.

La méthode suivant laquelle je viens d’établir monhypothèse, n’est pas celle qui m’avoit conduit à recon-noìtre Taccord qui se trouve entre ces symboles, & l’étatde la terre & du ciel en Egypte, à Tépoque de cetteinvention. Un hazard heureux a tout arrangé ; ôt la place