5 26 ORIGINE DES CONSTELLATIONSaujourd’hui par la lettre A, ou par i,le signe du Taureau ; pafB ,ou par 2 celui des Gemeaux,ôtc.de même que les Egyptiensfaifoient commencer l’Univers à la Balance, ôc faií'oientpartir de ce point toutes les sphères ; les Perses fixoient lacréation de toutes choses, ôc le départ des sphères auTaureau. Cette derniere création est d une époque beau-coup plus récente ; la plus ancienne de toutes est celle del’Egypte ; c’est celle de la sphere primitive. Le Scoliastede Ptolémée lui-même distingue plusieurs créations, ôcentr’autres la primitive, celle qu’Eí'culape disoit avoir eulieu sous la Balance ( Scaliger , not. ad Manil. , Liv. I ,v. 125). On appelloit, comme nous le verrons plus loin,création le renouvellement de la nature au point équi-noxial. La plus ancienne qu’on eût chantée, étoit cellequi s’étoit faite lorsque la Balance occupoit l’équinoxe deprintemps, occupé ensuite par le Taureau , génie créa-teur des anciennes Théogonies de la Perse, du Japon , &c.PApis des Egyptiens, le Bacchus des Grecs, le Mars desAccitains, le Taureau sacré des Cimbres.
Les Chinois qui ont reçu leur Astronomie, vraisem-blablement au temps où le solstice d’hiver répondoir aumilieu du Verseau, fixent encore à ce point le commen-cement de leur Zodiaque. Enfin , dans le ZodiaqueIndien des 1 ransactions Philosophiques, il paroît que laVierge occupoit le solstice d’été. Quoique tous ces peu-ples fussent bien que les points solstitiaux & équinoxiauxne répondoient plus aux mêmes astérismes auxquels ils ré-pondoient, quand ils reçurent leur Astronomie; néanmoinsils ont toujours conservé des monumens qui leur remissentfous les yeux l’état du ciel à cette époque. Les Egyptiens,comme inventeurs, ont conservé le Zodiaque primitif,ou celui qui faisoit partir leur année solstitiale du Capri-corne , loïsqu’il coïncíJoit avec le solstice d’été ; ôc nousavons d’eux un Zodiaque, imprimé dans le P. Kirker,où le Capricorne est effectivement appellé le premierligne, ôc c’est par lui que commence la division desdouze maisons du soleil ( Œdipus , tom. II, part. 2, p. 206).
On 2 vu que la division du Zodiaque dût partir ori-