406 ORIGINE DES CONSTELLATIONSriot - ou même traîneau destiné à écraser le bled , soitcomme un attelage de Bœufs, elle est toujours un em-blème relatif aux moissons. « En effet, comme le dit M.» Goguet ( Origine des Loix , tom. I, Liv. II ) ; la pra-» tique la plus usitée dans l’antiquité , étoit de préparer» en plein air une place, en battant bien la terre , d’y» répandre des gerbes, ôc de les faire fouler par des» Bœufs ; il paroît que du temps de Moïse , cetoit la» méthode des peuples d’Asie ôc d’Egypte ; en Italie,» ajoute le même Auteur, on emploie les charrettes ôc» les traîneaux à cet usage, teriones ».
Voilà une jeune fille qui tient un épi, accompagnéede son pere, qui tient lui-même une faucille, ôc qui estprécédé d’un attelage de Bœufs, ôc.entr’eux une gerbede bled. II feroit difficile que des figures jettées au ha-zard , eussent entr’elles une liaison aussi intime , ôc desrapports si marqués avec la moisson Egyptienne à cetteépoque, fans que les inventeurs des Constellations eussenteu du dessein. La même Constellation du Bouvier a pufixer le commencement des moissons en Egypte par sonlever acronyque dans les derniers âges, lorsque le solsticed’été coïncidoit avec les premiers degrés du Lion ; ainsinous ne pouvons pas décider si la faucille qu’il tient ala main , est de la fphere primitive , ou si c’est dans laderniere époque qu’on lui mit en main l’instrument sym-bolique des moissons. II suffit de voir qu’au moins il y adu dessein dans ces emblèmes, ôc que dans l’une ôc l’autreépoque , c’est toujours aux moissons qu’ils ont rapport.
Les étoiles circompolaires, à l’époque primitive , dé-voient être très - remarquées , ôc nous croyons pouvoirdeviner le sens des symboles destinés fur les astérifmes quiétoient alors au pôle.
Dans le premier âge , c’est-à-dire pendant tout le tempsqu’il a fallu au solstice d’été pour parcourir en sens rétrogra-dé lés 3 o° du Sagittaire, letoile la plus belle qui parut dansle voisinage du pôle, étoit la Lyre , ou la Constellation duVautour ; elle étoit comme le pivot fur lequel rouloit toutela fphere. Le symbole qu’on y peignit fut un oiseau,