4 io ORIGINE DES CONSTELLATIONS
près du pôle, ôc se levent ensemble dans les climats mé-ridionaux ; l’un ôc l’autre soutiennent le monde dans lesens, qu’ils font voisins du pivot ou du pôle ; c’est ainsi quele Bouvier, Bootcs , qui est f Atlas des anciens, ôt la Constel-lation d’Hercule paíîoient pour soutenir le ciel ; c’est-à-dire,le pôle ou saxe du monde : il en est de même de toutes lesConstellations circompolaires. AI anil. ( Liv. IV, v. 282).dit d'elles : Cœlumquc & jìdcra torquent.
O11 retrouve juíques chez les Lurons ôc chez les Iro-quois, une Fable de la Tortue, dans laquelle il est questiondu soleil ôc de la lune : « ils représentent six hommes dans» le monde. Un de ces hommes monte au ciel, pour y» chercher une femme nommée Atahensic, avec laquelle» il eut un commerce dont on s’apperçut bientôt. L e Maître» du ciel la précipita du haut de son empire : elle sut» reçue sur le dos d’une Tortue; ensuite elle mit au» monde deux enfans, dont l’un tua l’autre». Ils disentqu’un de ces enfans est le soleil. Cette Fable pourroitêtre relative à l’équinoxe de printemps, íìxé alors par lelever de la Tortue, & le coucher de Sirius, qui porte lenom d’Isis ; de cette Isis, qui diíoit d’elle-même : Egosum , qucc in fìdere canis exorior , ôc qui dans un autreendroit dit aussi : Fruclus quem peperi , c(l fol. Ceci n’estqu’un apperçu, mais qui s'accorde asiez avec fêtât du ciel acette époque, ôc avec le génie allégorique des Mystagogues,
Au reste, je ne m’étendrai pas ici fur les difíérens nomsque cette feule Constellation a portés dans les derniers âges,ôc fur les diverses Fables auxquelles elle a donné lieu ,lorsque par ses levers ôc ses couchers, elle fixoit les équi-noxes ôc les solstices. C’est ce que je détaillerai dans mongrand Ouvrage fur la Mythologie, expliquée par le systèmephysico-astronomique. Je n’envisage ici cette Constellationque dans l’époque primitive, lorsqu’elle étoit étoile polaire,ôc je ne considéré que les rapports qu’elle avoit avec le sys-tème général des cieux , au temps où je place l’inventiondu Zodiaque ôc de la sphere.
Dans le* temps que la Lyre étoit l'étoile polaire ,la Constellation de- l’Aigle fixoit le solstice d'été par