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Tome quatrième.
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42 6 ORIGINE DES CONSTELLATIONSCependant les Phéniciens, ôc les Egyptiens eux-mêmes,nous ont dit que cétoit leur Théogonie, & la base deleurs mystères ôc de léurs Fables. Sanchoniaton dit, quece font des allégories physico-cosmiques & Jamblique( Epijìola ad Annebotiem à Porphyrio allata ) , nous citelautorité de Chérémon , ôc des plus savans PrêtresEgyptiens, qui difoient que leur religion ôc leurs Fablessacrées rouloient fur des levers ôc des couchers détoiles.

Paíh"e décisif Chccremon aliicjue multi , nil quidquam agnoscunt ante mun-ie Porphyre. ium hune adjpeclabilem , nec alios ALgyptiorum in ipjìsscrìptorum suomm exordiis ponunt Deos , prœter vulgo diclosPlanetas & Zodiaci Jigtia , & (ìellas Çimul cum his in conj -

pecluni venientes , sectiones decanorum & Horofcopos. -

Quippe videbat emm qui folem univerji architcBum ejfedicerent , ab illis non ea tantàm quce ad IJìdem & OJìri-dem pertinent , Jed eúam quidquid facrarum Fabularumerat , partim in fìcllas , partim in lunce varietatem , partim insolis cursum , vel in noclurnum aut diurnum hemisphœ-riurn , vel in NiLutn fluvium , cuncla denique in res naturalesnihil in naturas corporeà môle carentes viventesque conjerri.

Ce passage est fondamental pour mon système, ôc je vaisfaire voir la vérité de ce que difoit Chérémon, que lesFables anciennes ne contiennent quune théorie phyíico-astronomique, ôc ont pour objet les aspects célestes ôc lesagens de la nature. Cependant ìl paroit que les anciensnont pas borné leur culte ôc leur adoration : leursFables , quoique exprimées en caractères astronomiques,idées des anciens supposent toujours des intelligences unies aux corps cé-sar lame de la lestes , une ame motrice de la nature , émanée elleaatiire. même du sein de la Divinité. Cest sur cette ame répan-

due dans toutes les parties de la nature, ôc qui varie sesformes à linfini, à raison des effets quelle produit, ôcdes êtres différens quelle organise, que roule toute leurthéogonie allégorique. Macrobe ( Som. Scip. Liv. I,c. 5 ) distingue les différens degrés de lÊtre Suprême :Aut enim D eus summus e(l, aut mens ex eo nata , autmundi anima.. . Et il dit plus haut (chap. 2), que cestfur cette ame, source de toutes les autres âmes, ôc furles puissances iEthérées que font faites les Fables; cest-à-