Band 
Tome quatrième.
Seite
427
JPEG-Download
 

ET DES FABLES. 427

dire, qu’elles ont pour objet le monde visible ôt la forcemotrice qui l’anime : Sciendum non in orniwn dijputatio-nem Philojophos admittere fabuloja , sed his uti soient ,cù/n rel de arumá , vel de aëreis œtherijve potejatibus , velde cœtens Dûs locjuuntur. Cccterum càm ad jummum & prin-

cipem omnium Deum . traclatus se audet aitollere , vcl

cid mentem quam Grceci vS'v appellant . ex summo natani

& profeclam Deo .... Nihiljabulosum peniius attingunt ....quia Jupra naturam j'unt , quo ni/ul sas ejl de Fabulis per-venire ... de anima non fruflra se ,. nec ut obleclent adsabulosa convertunt ,• Jed quia sciunt inimicam esse naturesapertam nudamque expofìtioneni Jui .... Qu ce à prudentibusarcana Jua v o luit per fabuloja traclari. Les Fables , selonlui, n’étoient donc que le voile ingénieux qu’une mainprudente avoit jetté sur les opérations de la nature ; c’eíldonc la nature qui en fournit le fonds, ôc c’est par ellequ’il faut les expliquer. Tout ceci fera développé beau-coup plus au long dans l’Ouvrage , dont ce Mémoiren’est qu’une esquisse. En attendant je donnerai ici quelquesessais fur la Théologie ancienne, expliquée par ces principes.

S’il est une idolâtrie qui puisse justifier la méprise des Culte rendu àlaanciens fur le véritable & Tunique objet qui méritoit leur naturc -adoration, c’est fans doute le culte qu’ils rendirent à la na-ture en général, & en particulier aux agens puissans decette force inconnue qui imprimoit le mouvement & uneefpece de vie au grand tout dont ils faifoient partie.

L’homme après avoir oublié les connoissances qu’il avoitreçues de Dieu , fe trouva tel qu’il eût été si, sortant desmains de la nature, seul au centre apparent deTUnivers,frappé du spectacle que le Ciel ôt la Terre ossroient àses regards , il eût voulu pénétrer la cause de ce qu’ilvoyoit. Tout ce qui lui offroit des idées de force activefur la terre, de bienfaisance, d’éternité, ou d’indépen-dance, attira ses hommages, & la nature eût des autelsqui n’étoient dus qu’à son auteur.

Voilà Terreur de l’homme, la feule dont il fe rendîtcoupable lorsque , forcé de reconnoître un maître, ilécrivit fur le frontispice du Temple de la nature 6c du

H h h ij