ET DES FABLES. 415
toute la partie droite étoit homme, & la gauche femme,pour représenter l’union du principe actif & pasïìf des géné-rations. Dans fa main droite étoit Timage du soleil ; dans lagauche celle de la lune, & fur les bras étoient peints des gé-nies, avec le tableau abrégé de TUnivers, dont ils entre-tiennent Tordre : c’étoit comme le monde Archétype : Hanc(latuam aìunt Deum fllio suo dedifse , cùm mundum conderet ,ut exemplar Jibi proposition liaberet. Capïti ejus effigiem Deivelut throno infìdere ferunt, Tel étoit Dieu dans Tanciennethéologie, placé au-dessus de son ouvrage.
U en étoit de même des premiers temples , calquésfur la distribution de TUnivers, dont ils étoient une imageabrégée, comme il paroît par Tantre de Mithra. Joseph,& S. Clément d’Alexandrie , prétendent que le templede Jérusalem lui-même repréfentoit Tordre de TUnivers,
Dans les mystères, les initiés juroient par le soleil, lalune & le Zodiaque, & par tous les astres de ne pastrahis íe secret des initiations; c’est-à-dire, qu’ils juroientpar les Divinités mêmes dont on leur révéloit les mys-tères ( Sdden . pag. z 5 , Prolegom).
La conclusion naturelle des autorités que je viens derassembler, c’est qu’il n’y a qu’un système physico-astro-nomique , qui puisse expliquer la théologie , les monu-mens, ôt les Fables de çes religions, établies fur la Phy-sique & fur T Astronomie. Les aventures des Dieux étoiles,doivent nécessairement fe rédyire à des phénomènes, oupurement astronomiques , ou combinés avec les autresopérations de la nature. Aussi avons-nous vu que les plusfavans Egyptiens prétendoient, que les aspects célestesétoient la base de toutes leurs Fables sacrées. Lucienlui-même , de AJlrologiâ , nous dit qu’il y a plusieurs Fablesqui ne peuvent s’expliquer que par Tastrologie. Enfin,Plutaraue nous dit expressément qu’on ne peut expliquerles Fables que par les génies. Et verò quas deorum rap~tioues , quos errons in Pabulis referunt atque agitant , tuttioccultationes eorum , cxilia , obita minilîeria non diis if?<tevenerunt fed geniis. Macrobe ( Somn. Scip. chap. 2 ) endit à-peu-près autant, comme noue Tavons vu plus haut,