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Tome quatrième.
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43 8 ORIGINE DES CONSTELLATIONSles astres, ôc tout ce que l’Ecriture appelle milice céleste,suppose toujours un Dieu séparé de son ouvrage, ôc au-dessus des intelligences qui veillent à Tordre de l’Univers.II se peut que les peuples grossiers ôc barbares n’ayentpas été au-delà du monde visible ; mais les peuples savansdont nous expliquons la Théogonie avoient été plus loin.Je retrouve dans leurs fables la même Théologie que celle duTimée ; ôc Terreur la plus grossière qu’on puisse leur sup-poser , est de croire comme Maimonide , qu’ils n'a-doroient que lame du monde. Summus grains ad quemphilofophi illius temporis pervenerunt , fuit quoi exiflimaruntDeum efle spiritum sphœrce vel orbis cœlefis. Mais Macrobe( Sortin. Scip. , L. i, c. 17.) dément cette opinion endisant, f toi globus ipfe, quoi cœlufn c fl , animai ft fa-brica , anima e.x mente proceflerit , mens ex Deo qui verèsummus efl , procreata fit. II est vrai que le peuple n’avoitpas des idées aussi sublimes, ôc dans tous les siécles leurreligion n’a pas été aussi épurée ; mais nous devons la consi-dérer dans (on origine, lorsque les prêtres, plus instruits,créoient ces savantes allégories fur la nature ôc son mo-teur.

C’est des idées populaires qu’il s’agit dans le Livre dela Sagesse (c. 13) où condamnant le culte superstitieuxdes astres, ì’Ecrivain sacré nous dit : vani Junt omnes ho-mmes in quibus non fubefl scientia D d , & de his , quœ vi~dentur bona , non potuerunt intelligere eum , qui efl , nequeopenbus attendentes , agnoverunt quis ejfet ariifex. Sed autignem autspiritum aut citation aerem , aut gytum fîellarum,aut nimiam aquam , aut solem & lunajn reclores orbis terra -rum Deos putaverunt1 quorum fi fpecie deleclati , Deos puta-verunt ; sciant quanto his dominator eorum fpeciofor efl.Voilà donc le culte de la nature reconnu dans TEcriturepour être la religion des nations païennes. Saint Etienne{Act. Apofl. Lib. 7, c. 41) continue ce rapport de Ti-dolâirie avec les astres.

Les Juifs se rappellant ce qu’ils avoient vû en Egyptedemandent à Aaron de leur faire des Dieux j ils élèvent