ET DES FABLES, 4)-
un veau d’or, lui rendent un culte, & Dieu irrité leslivre à l’adoration de la milice céleste : il y avoit doncune liaison entre cette statue symbolique du veau d’or& Tannée des cieux : la même qu’il y avoit entre TApisEgyptien & le Taureau céleste, dont TApis n’étoit que lesymbole, suivant le témoignage de Lucien. Lactance &S. Jérôme ont aussi reconnu que le veau d’or élevé dansle désert & ceux de Jéroboam, n’étoient qu’une imita-tion d’Apis. Enfin Moïse dans le c. 4, du Deutèronome ,après avoir défendu au peuple de se faire des statues dedivinités, qui représentassent, soit des hommes, soit desanimaux, ajoute, ne forte elevatis oculis ad cœlum videasfole m & lunam , & flellas , omnem militiam cœli , & errorcdeceptus adores ea. La défense d’avoir des statues qui re-présentassent des hommes, des quadrupèdes, des reptiles& des poissons, liée à la défense du culte des astres étoitune fuite naturelle de la liaison que les animaux symbo-lique§ 011 Egypte & en Syrie avoient avec les astres eux-mêmes. La défense de Moïse au peuple devenoit néces-saire, parce que les Juifs vivoient au milieu de nations,'dont la religion toute astronomique repréfentoit la divinitéfous la forme des animaux peints dans les Constellations.
Maimonides voulant nous donner une idée de cette dis-tinction qu’il y avoit entre le Judaïsme & le Sabisme,nous dit : Sabcei Deum spiritum fphœrce , hoc efl animamcœli sìatuébant ( part. i, c. 70 ), Lc ailleurs : orbes cœlejles& planetas ejfe corpora , & Deum optimum maximum ejjespiritum illorum.
Lorsque Anchise dévoile à son fils les mystères de laThéologie Païenne, il lui dit :
cc Principio cœlum ac terras , campofque liqucntes }aï Lucentemque globurn lunœ , titaniaque ajlra» Spiritus intus alit, totamqut infusa, per artusMens agitai molem , & magno se corpore miscet.
33 Inde hominum pecudumque genus , vitteque volantum3 j Et quœ marmoreo sert monsra sub œquore pontus.
.'Eneïd. VI, 714.