444 ORIGINE DES CONSTELLATIONSdans la case du Verseau , surmonté d’un homme quiporte un sceptre comme Céphée, avec cette inscription :Rcgnum canopicum. Son passage dans le Sagittaire étoitégalement marqué par le lever du Vautour céleste , del’homme Ophiuchus, & par le coucher de la Chevre,qui disparoît au lever d’Ophiuchus. On y a placé ungénie à figure humaine, qui coupe la tête à une Chevre,& au-dessus duquel est: un Vautour, dont les ailes sontdéployées.
On pourra par le même principe, décomposer presquetous les autres génies de ce planisphère, ôt s’assurer ainside la marche qu’ont suivie les Egyptiens dans la com-position de leurs figures symboliques. II est assez naturelque les statues des Dieux & des Génies, statues desti-nées à représenter les mystères de la nature , aient euune forme plus composée chez une nation savante, quiavoir une Astronomie & des arts, que chez des peuplessauvages ou peu instruits. Aussi Jamblique nous dit-il, enparlant des Egyptiens : Solem secundàm anïmalia cœle/ìiafigura ri , formajquc vicifsim commutare. Au contraire , àLacédémone, où l’on adoroit anciennement les Dioscuresrou les Gemeaux, la statue de ces génies étoit aussi simpleque les moeurs de leurs adorateurs : elle représentoit lecaractère abrégé, dont on se sert en Astronomie pourdésigner ce signe, & consistoit en deux forts bâtons unisvers chaque extrémité par deux autres, mis transversa-lement sous cette forme n , qui est précisément celledu caractère abrégé du signe astronomique. Des peuplesabsolument sauvages adorèrent le soleil & la lune, sans-statues, se prosternerent devant les astres , ou n’eurentd’autre image que celle du soleil. Le fond de toutes ces. religions étoit le même ; les sciences seules y ont in-troduit cette variété, qui souvent a rendu la religion dusoleil méconnoissable.
Je rapporterai encore un passage d’Athénagoras,qui contient la Théologie la plus bizarre , à laquellenéanmoins l’Astronomie fait voir un sens naturel, en ncus.