ET DES FABLES. 467
de Tautre côté , on voit un arbre chargé des fruits del’automne , fur lequel est appuyé un autre flambeau , doncle bout qui éclaire est tourné vers la terre. Auprès de ceflambeau est un petit Scorpion : plus haut on remarqueun Corbeau.
D’autres symboles font comme le couronnement de cebas-relief ; ils font tous posés fur la même ligne droite : lepremier est un génie à tête rayonnante comme le soleil,monté sur un char tiré par quatre Chevaux, presque tousdressés, ôc regardant de différens côtés. Auprès du charest un homme entortillé d’un Serpent, qui éleve fa têteau-dessus de celle de Thomme. Après lui viennent troisautels flamboyans, ôc entre les autels autant de fiolescarrées. L’homme nud, qui vient ensuite, est égalemententortillé du Serpent ; il a des ailes, ôc tient de la gaucheune pique. Quatre autels flamboyans font placés à lafuite , & séparés également par des fioles ; enforte qu’ily á sept autels ôc six fioles. Le tout est terminé, de cecôté, par un génie, dont la tête est dépouillée de rayons,ôc dont la parure ressemble assez au croissant de la lune.II n’a que deux Chevaux , dont il tient les rênes : lesChevaux s’abattent, ôc ne peuvent plus avancer. Voilàquels font à-peu-près tous les symboles de ce monumentallégorique, dans lequel il ne fe trouve aucun animalqui ne soit dans les Constellations , ôc qui n'ait un rap-port direct aux équinoxes ôc au solstice de ces fiecles-là.
Les points équinoxiaux font indiqués d’un côté par lepetit Taureau, ou la tête de Taureau attachée à un arbrecouvert de feuillages , auquel est suspendu un flambeauallumé, ôc de l’autre côté , par un arbre chargé de fruits,auquel est attaché un flambeau renversé ôc éteint, ôc aupied un Scorpion ; tout cela désigne , d’une maniéré frap-pante, les deux signes équinoxiaux , ôc Tétât de la nature aucom nencement de la végétation ôc à la fin , le commence-ment de la lumière , ôc le départ du soleil ; la renaissance ôcla mort de la nature ; les limites de Tempire de la lumièreôc des ténèbres, du bien ôc du mal, du régné d’Oromaze ôcde celui d’Arhiman. Ce font vraisemblablement ces deux
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