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Tome quatrième.
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ET DES FABLES. 511là le fondement de l’allégorie qui suppose, que Cadrnuss’embarque, ôc arrive au palais d’Electre, où il trouvele jeune Emathion, ou le Jour, fous la figure d’un jeunehomme qui doit fa naissance à Electre , ôc qui va bientôtrégner fur l’Univers. C’est également aux premiers rayonsde l’aurore que le Poëte place Rembarquement de Cad-mus, ce qui défigne clairement son coucher du matin :» Matutinus ibat Cadmus ( Liv. III, v. 17 ) ; au lieu quedans les chants précédens, où il étoit question des aspectsdu soir , il lui dit : « Noclurnus Ophiuckum invoca ». Onvoit que les acteurs principaux qui figurent jusqu’ici danscette allégorie, font les astres, qui, le soir ôc le matinfixoient le point équinoxial, ôc le commencement dutriomphe du jour sur la nuit.

Vénus fous la forme de Peisinoë, ou de la persuasion,détermine Harmonie à consentir à son mariage avec cejeune étranger, ôc à s'embarquer avec lui. Le souffledu zéphir printannier enfle les voiles, ôc Cadmus arriveà Delphes ; l'Oracle lui dit de bâtir une ville dans le lieuoù une Vache se reposera. Cadmus arrive dans les lieuxoù Orion étoit mort, piqué d’un Scorpion, ôc apperçoitla trace d’une Vache qui s’étoit reposée à terre : il l’im-mole , ôc jette les fondemens d’une ville qu’il appelleThebes, ôc qui retrace en petit toute l’harmonie céleste( Liv. V, vers. §7 ) ; il y fait ouvrir sept portes, donneà chacune d’elles le nom d’une planète, ôc les place dansl’ordre que les planètes ont dans les cieux ; il y célébréses noces avec !a belle Harmonie. La nuit survient ; déjale Dragon voisin de TOurse monte sur Thorizon, ôcsemble présager à Cadmus fa métamorphose ; mais lesflambeaux de l’Himenée forment une lumière égale àcelle du jour. Tous les Dieux assistent à la fête, ôc fontdes présens aux nouveaux époux : Harmonie devient merede plusieurs enfans, dont le Poëte raconte les aventuresdans quelques chants épisodiques. Celle qui fixe de pré-férence son attention est la belle Sémele, mere de Bac-chus aux cornes de Bœuf (Liv. V, vers. 564).

Arrêtons maintenant nos régards fur les tableaux que