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Tome quatrième.
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ËT DES FABLES. 527

de l’Univers. Delà cette tradition des Caldéens, con-servée par Vérole leur plus ancien Astronome, que Tin-cendie général arriveroit quand les planètes se trouve-roient en conjonction dans le Cancer, ôc le déluge quandelles seroient au Capricorne; plaçant Tincendie au solstice(Tété, & le régné des eaux fous le ligne solstitial d’hiver;ce qui n’étoit qu'une tradition altérée des anciennes Théo-gonies , qui appelloient les ardeurs de l’été, incendie del'Univers , ôc déluge les grandes pluies de Hiiver, & quiplaçoient le régné du feu dans les six signes supérieurs,ôc celui de l’eau dans les signes d’hiver. Chez les Chi-nois le feu défignoit l’été ôc l’eau l’hiver ( Soucia , tom.III, pag. 27 ).

Le Maximum de ces deux regnes étoit aiíx solstices.On appelloit grande année ou magna a'fraxo.Tcí.ç-'sw-í?, cetteannée, ou cette révolution dans laquelle arrivoit successi-vement l’incendie & le déluge ; ôc l’on a cru que c’étoitcelle qui râmènoit lés sixes & les planètes au même point.Je crois que c’est une erreur de ceux qui ont mal entendui’allégorie ancienne. Cette grande année est la même quecelle dont parle Virgile :

Interea magnum fol circumvolvltur annum.

iEncïd. Liv. III, verí! 284.

C’est-à-dire, Tannée solaire par opposition à Tannée lu-naire. On la faisoit de z§525 ans, nombre qui n’est autrechose que l’expreísion en décimales de Tannée de Z65jours ^ , ou 36; , 2j , qui marquoit le retour du Bélier, oùcommençoit le départ de toutes les sphères, & où on rap-portoit leur mouvement. Mais les anciens donnoient un airde mystère à tout, ôc enveloppoient leurs connoisiancesfous le voile de Tallégorie. Ce font les Z6525 rouleauxde Mercure ou de Períée, génie équinoxial du printemps.On plaçoit ce nombre décimal à côté de fa statue,comme on mettoit le nombre dans les mains deJanus.