526 ORIGINE DES CONSTELLATION!
Ces exagérations font fi familières aux Poires j queManilius, dans son Poëme astronomique, nous peint l’étésous des traits aulli forts que ceux des anciens qui dé-crivoient la même saison fous le nom d’embrâfenent dePUnivers par Phaëton. II fullìt de ces vers pour juger duton hyperbolique qui régné dans cette descript’on :
Dimicat in cintres orbìs , fa.tu.mque fupremum
Sonitur , languetque fuis Neptunus in undis , &c.
Liv. V , vers. r o 8.
L’imagination hardie & fougueuse des Orientaux dutenchérir de beaucoup sur cette peinture. Jofephe, con-fondant, comme,les autres, la vérité historique avec lesFables orientales , fait commencer le déluge au moisMarefchevan , qui fuivoit Péquinoxe d’automne. Ce moisrépondoit au Scorpion , que les anciens confacroient kMars. Voilà pourquoi Avenar ( Kirkcr GEdip. tom. II, part,2, p. 2 $4 ) dit : Martialis Angeli Dominium incidijsi in tem~pus diluvii. Ce mois s’appelloit auparavant Bul, qui signifiepluie , d’où vient Mabul ou grande Pluie , dit M. Courtde Gebelin , (tom. IV, pag. 94 ), il fuivoit le mois desGéans, ou Fortium , appellé Ethanim , ou des Dragons,qui commençoit en automne au lever du Dragon céleste,appellé encore aujourd’hui Ethanim, ÔC qui fournit lesattributs du Serpent aux Géans : c’étoit le 17 de ce moisMarefchevan , ou d’Athor chez les Egyptiens , que leGéant Typhon mit en piece Osiris, & renferma dans unearche. Tous ces traits rapprochés nous sont voir, que siPincendie de l’Univers commençoit à l’équinoxe de prin-temps , les déluges allégoriques ou les pluies réelles dePhiver, étoient censés commencer après l’autre équinoxe;& cest-là l’origine de ces traditions anciennes fur la des-truction successive 6c périodique de PUnivers par le feu& par Peau , imaginée par les Poètes Astronomes. Aussiles Grecs fixoient-ils dans le tropique même d hiver,alors au Verseau, le siégé de leur Deucalion ; ôc les Chi-nois celui d’un Prince sous lequel arriva le déluge ; ôcAristote appelle cet incendie ôc ce déluge, Pété Lc Phiver