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Tome quatrième.
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ET DES FABLES^ 5zz

astres génies, qu’on ne peut pas douter qu’elles n’ayent unefiliation commune. J’ai tout lieu de penser que les peuples duNord ont reçu cette Théologie des peuples qui habitoiententre la mer Caspienne ôc la mer Noire, jusqu’au montCaucase , ôc des grands Empires qui s’étendoient le longde l’Araxe , du Tigre ôc de 1 Euphrate.

Le culte des animaux étant une des choses les plus Fable du Poissonextraordinaires, est austì furie des plus propres à consta-ter l’avantage de mes explications; je vais donc montrerl’origine du culte du Poisson , l’un de ceux qui prouventde la maniéré la plus frappante l’allégorie astronomique.

Lorsque le solstice d’été répondoit aux premiers degrésdu Lion , le jour du solstice fut observé ôc célébré chezles Syriens ôc les Egyptiens , comme l’époque la plusimportante pour le cultivateur. En Egypte , c’étoitl’iiïstant où le Nil sortoit de son lit pour répandre seseaux bienfaisantes, ôc engraisser les campagnes par celimon précieux qui contenoit le germe de leur fé-condité. En Syrie , la terre couverte de moissons trou-voit dans le soleil cette force active qui mûrit les ré-coltes , ôc l’épi jaunissant alloit tomber fous la faulx duLaboureur. Ce moment si désiré étoit annoncé dans lescieux par le lever ou le coucher de quelque belle étoile ;c’étoit-là le messager de la Divinité, le génie avant-coureur qui, par son apparition ou sa retraite, avertissoitl’homme de faction puissante du ciel sur la terre , &guidoit en quelque sorte la marche de la nature.

La belle étoile du grand Chien , Sirius ou la Canicule,fit long-temps cette fonction ; ôc son symbole vivant, leChien, fut consacré dans les temples. Mais bientôt laprécession des équinoxes éloignant Sirius du solstice , ilfallut se servir d’une autre Constellation. Le Poisson aus-tral devint une indication plus précise, 6c remplaça leMercure Anubis. II devint pour les Syriens , qui mois-sonnoient à la fin de Juin , le génie des bleds ; ôc ils luidonnerent le nom de Dagon, qui signifie le Dieu desbleds , suivant Philon, interprète de Sanchoniaton : A a.ymos íst Xtray. Tel est le sens que Philon de Biblos donne