548 ORIGINE DES CONSTELLATIONS
sonnes d’intelligence. En elles, il n’y a qu’une divinitéqui est Karta : c’est par elles qu'il opéré tout. Brouma estle créateur, Vischnou est le conservateur & entretient lebon ordre, Roudra est le destructeur. Le même auteur(tom. II, pag. 592 ) reconnoît que chez les Indiens Or-musd ôt Arhiman ne sont que des principes secondaires,actifs ôc produéteurs : le premier bon par elìènce ôc sourcede tout bien : le second corrompu ôc auteur du mal quipartage la durée de 12000 ans.
Ces principes une fois établis, Pluton n’est qu’un Ju-piter; mais un Jupiter d’automne ôc d’hiver, ôc qui pré-side fur la terre , entretient le feu végétatif qu’elle con-serve encore dans ses entrailles, ôc pénétré toutes lesparties de ce chaos', jufqu’à ce que le Dieu de la lumièrevienne au printemps rendre à la nature son éclat ôc lavigueur, ôc fasse éclore un nouveau monde encore cachédans les germes que la terre recele dans son sein. CommeJupiter, il embrasse tout l’Univers, en pénétré toutes lesparties, ôc semble incorporé avec le grand tout dont ilest lame. C’est la peinture que Sarapis ou Pluton fait delui-même , lorfqu’il répond par son oracle à ce Roi deChypre qui lui demande quelle est fa nature : « Ma tête» est dans les cieux, la mer est mon ventre, la terre mes» pieds ôc le soleil mon œil {Macr. Sat. Liv. 1, c. 20)».L’Ecriture elle-même peint Dieu embrassant la nature,ôc aussi présent aux enfers qu’il l est au ciel : « Si ascen-dcro in ccelum , tu illic es : (i defundcro in infernum , ades , ôc c.( Psal . 158).
Ophiuchm ré- Cherchons maintenant dans les cieux quelle Constel-pond à Pltuon, lation fournit à Pluton ses attributs. La premiere qui seprésente à nos regards, c’est O phi u chu s ôc son Serpent,placés fur l’équinoxe d’automne, ôc dans lesquels l’amedu monde s’incarnoit, lorsque le soleil passoit dans 1 hé-misphère inférieur, ôc que par fa retraite il laissoit triom-pher la nuit fur le jour : comparons les attributs de Plu-ton ôc de Sarapis avec ceux de cette Constellation , ôctâchons d’en appercevoir les rapports. D’abord l’étymo-logie est des plus favorables. Sarapis, en hébreu, est le