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Tome quatrième.
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ET DES FABLES. p 4P

nom du Serpent & dun Serpent de feu ( Buxtorf, pag. 849 ),tel étoitle Serpent céleste. Le Serpent dailleurs étoit chezles Egyptiens une des formes de lame du monde qui pénétrétoutes les parties de lUnivers , comme lassure HorusApollo (Liv. 1, c. 64 ) : « Serpentem pingunt, qui efì apudr» ipsos spiritus permeans omnes univers partes ».

On verra lorsque jaurai occasion de parler d'Esmunou à'Esculape, que ce Serpent symbolique est celui duSerpentaire céleste. Cest le Serpent dOphion dont parleEusebe : cest celui quadoroient les Ophionites (Epiph,,o. 37 ), ce qui fit dire à lempereur Adrien que les chré-tiens adoroient Sarapis ( Flav. Vopis ).

Secondement, non-feulement Sarapis est le nom orien-tal du Serpent; mais il est encore certain que le Serpentétoit lattribut distinctif du Sarapis Egyptien ôc du Plutongrec, ôc quil étoit aussi étroitement uni à ces génies, quill est à lOphiuchus céleste. Plutarque {de Isde, pag. 362)nous dit que quand Ptolomée Soter fit apporter de Si-nope la statue de Pluton, les Savans dAlexandrie décla-rèrent quil étoit le même que Sarapis, ôc ils en jugèrentpar le Serpent ôc le Cerbere, attributs caractéristiques dece Dieu. A JDracone & Cerbero conjecluris duclis collegerunt :Plutonis esse Çimulacrum : allatus Alexandriam Sarapidis no -men, quo JEgyptii Plutonem assciunt invenìt. Ainsi Sarapisen Egypte , 6c Pluton en Grece étoient la même divinité,6c le Serpent symbolique étoit leur attribut distinctif, com-me il est celui de lEsculape céleste.

Pluton a , comme Sarapis , le boisseau fur la tête'( Mont faucon , tom. I, pi. 37 ) Lc il est vieux ; on voitsouvent Pluton avec cette inscription Jupiter Sarap. (, ib.pi. 2 ).

Jajouterai que plusieurs auteurs ont prétendu quil étoitle Dieu Esculape : « Deutn ipsum {Sarapidem) multi JEs-» culapium... quidam Ofinm , anúquijjìmum illis genûbus» numen , plerique Jovem , ut rerum omnium potentem , plu-» rimi Ditem Patrem , infgnibus quœ. in ipso manifesta aut» per ambages conjeclant {Tacite Hi(ì., Liv. IV , c. 83 ÔC» 8§) ». Ce que nous dit ici Tacite des différentes opi-