ET DES FABLES. ss>
» limes evchi illorum animas qui quàm optimè & juflijjimè» vixerunt (Julien, Orat. IV & S. Epipli. cap. 26 ). NotreSarapis remplit toutes les conditions du problème ; il estdans la sphere Aplane , ou des fixes, dans la voie lactée,& dans les limites où commence l’empire de Pluton.Les âmes descendoient jusqu’au Capricorne, où ellesétoient censées remonter, pour reprendre leur immorta-lité. La coupe céleste, près du Cancer, dit Macrobe ,étoit encore un symbole de cette Théologie mystérieuse,liée essentiellement à l'Astronomie. Salluste le Philosopheappelloit la fête de l'enlévement de Proserpine, & de larecherche de Cérès , la descente des esprits aux enfers.Les âmes ne descendoient donc point dans les entraillesde la terre , mais retournoient au ciel des fixes, se réunirà lame du monde, dont elles étoient une émanation; caron fait que les anciens regardoient Pâme de l’iEther,comme la source d’où sortoient toutes les autres âmes,& â laquelle elles alloient se réunir après la mort. Cetteidée se retrouve jusques chez les Indiens. ( Zend'avefla fTom.I,pag. 15£).Claudien (Liv.I, vers. 55) dit de Pluton;
O maxime nochs
yírbiter , umbrarumque potens , cui nojlra. laborantStamina , qui finem cuncíis & semina prœbes ,
Nafcendique vices alienâ morte rependis ,
Qui vitam lethumque geris. Nam quidquid ubiqueGignit materies , hoc te donante creaturDebeturque tibi certis ambagibus œviRursùs corporeos animce mittuntur in artus.
Notre Serpentaire Pluton est aux portes mêmes «dePenser, c’est-à-dire, de i’empire de la nuit & du régnéde la lune, près des Centaures que Virgile place à l’entréedes enfers : « In fonbus Lentauri Jlabulant ». II présidoitaussi à la vie, lorsqu’à l’équinoxe de printemps il venoitramener la lumière & la chaleur fous le nom d’Esmun,amant de la rnere des Dieux. C’étoit alors un beau jeunehomme , au lieu de l’Esculape barbu d automne & duDieu des morts. L’hymne d’Orphée à Pluton, le peint