TOME II. LIVRE X. <s 4 itouchoit l’extrêmité supérieure du soleil, un seul instantpour aller éclipser, des lieux plus orientaux. Depuis Ljusqu’en C , sont compris tous les pays du Nord, quicroient assez élevés pour n’avoir que le simple attou-chement des bords ; la lune étant trop basile pour eux.Dans les pays qui font plus au Nord, il n’y avoit plusd’éclipse.
Le point A qui est le plus oriental de la courbe dulever, est celui qui se trouvoit à shorizon du globe,lorsque la lune commençoit à le toucher , à i h 8', comp-tées au méridien de Paris. II voyoit commencer l’éclipseau lever du soleil ; mais peu après il la voyoit plus con-sidérable. Bientôt tous les pays de la terre qui font fousla courbe LAE, arrivant à l’horizon, tandis que la lunes’avançoit aussi du même côté, ils voyoient commencerl’éclipse l’un après l’autre. II y a toujours deux points del’horizon coupés par le cercle de la pénombre , & par-conséquent deux points l’un au-dessus, 1 autre au-dessousde A, qui voient commencer l’éclipse au lever du soleil;ce qui forme la courbe LAE.
Lorsqu’à deux heures le centre de la lune arrivoit dansla projection, ôc fur la circonférence de l’horizon, c’étoitle milieu de l’éclipse, ou à-peu-près, pour les pays quirépondoient à cet horizon; ils font marqués par la lignecourbe LME.
Lorsque la lune à trois heures étoit assez avancée pourcommencer à quitter les parties occidentales de la terre ,tous les pays LGE , en arrivant fous l’horizon , voyoientsuccessivement la lune abandonner le soleil, ou la sin del’éclipse au lever du soleil. Comme il y a encore deux pointsd’intersection du cercle de la pénombre avec le cercle del’horizon, il y a aussi deux points de la terre qui voyentà la fois finir l’éclipse au lever du soleil ; ôc comme cespoints font toujours plus occidentaux , parce qu’ils selevent plus tard que les précédens, ils forment la courbeLGE, convexe vers l’Occident.
La lune avançant toujours vers l’Afrique, l’atteignoitlorsque les pays CDO se couchoient successivement, en-
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