7-4 SUPPLÉMENS POUR L’ASTRONOMIE,
SUPPLÉMENS POUR LE LIURE XX,
Art. 3124, à la fin, ajoute { ce qui fuit.
Le premier Ouvrage qui parut fur les taches du soleilest celui de Fabricius , intitulé Joh. Fabricii Phryfii Jemaculis in fole objervatis , & apparente eanim cum foleconversions narratio. Wittebergcc 10 r 1 , petit i/2-4 0 .
L’Epître Dédicatoire est datée du 13 Juin; mais danscet Ouvrage qui a 43 pages, il n’y en a que 8 où ilsoit question des taches du soleil; voici un extrait où j aïrenfermé en peu de mots tout ce que l’Auteur dit lurce sujet.
« Après que les lunettes ont été découvertes en Hol-lande, on a commencé à regarder la lune, ensuite Jupiter& Saturne , & Galilée y a trouvé des choses singulières.Poussé par la même curiosité, je m’occupoïs à regarderle soleil, dont les bords me paroissoient avoir des inéga-lités remarquables, que mon Pere David Fabricius avoitdéja remarquées, comme je lai appris par ses lettres.Dans le temps que je m’en occupois, j apperçus une tachenoirâtre fur le soleil, plus rare & plus pâle d’un côté,& assez grande par rapport au disque du soleil. Je crusd’abord que c’étoit un nuage 3 mais Payant regardé dixfois avec différentes lunettes, & ayant appellé mon perepour la lui faire voir, nous fûmes assurés que ce n’étoitpoint un nuage. Le soleil s’élevant de plus en plus , nousne pouvions plus le regarder ; car lors même qull est àì'horizon, il affecte les yeux au point que pendant plusde deux jours la vue des objets est altérée, c est pourquoij’avertis ceux qui voudroient faire de pareilles Observa-tions , de commencer à recevoir la lumière d une petiteportion du soleil, afin que l’oeil s’y accoutume peu à peu,•Ôc puisse supporter la lumière du disque entier du soleil.
Nous paflâmes le reste de la journée ôc la nuit suivante