-6 MEMOIRES
i ;8o.Discodrssor eeDroit
PRET. DES
G UI S E í.
Féderic, Comte de Vaudemont,mari de . . .
Yolande , Duchesse de Lor-raine ,
René, ieur fils, Duc de Lorraine de par fa mere , & Comte de Vau-demonc de par son pere , auquel Charles huictieme défendit prendre tilcrede Roy. Cestui-cy eut deux femmes, la premiere fille du Comte de Tan-carville , qu’il répudia pour cause de stérilité ; la seconde , nommée Philip-pe , fille d’Adolphe Duc de Gueldres, dont il eut douze enfans ; entr’autres
Antiioine , Duc de Lorraine &c.Sc de Bar,
François , fils d’Anthoine ;
•Charles III, à présent Duc deLorraine,
Claude , Comte de Guise,François , Duc de Guise,
Henry , Duc de Guise àsent.
pré-
Et ainsi est à présent la Duché de Lorraine en la maison dsVaudemont. Or après tant de changemens de la maison desClaudions en la ligne masculine des Carlinghes par le mariagede Bone, & de la lignée des Carlinghes en celle des Clodionspar l’adoption de Geoffroy le Barbu , & de la lignée du Barbuen celle des Comtes de Boulongne par le mariage d’Itte , & desComtes de Boulongne en la maison d’Anjou par le mariaged’Ysabeau, & de ceux d’Anjou en la maison de Vaudemontpar celuy d’Yolande, sembler oient ces belles Sc Royales pré-tentions respandues pour avoir tant esté versées d’un vaiíîèauen autre, n’estant plus question, long temps a, ny du costépaternel ni du costé maternel, de Clodion, ny de Charles mai-gne, mais seulement de la maison de Vaudemont. Mais pourtollir ces difficultez, ceux de Vaudemont à présent Ducs deLorraine, & Comtes ou Ducs de Guise, sont encore, dient-ils,de la maison de Charlesmaigne , à sçauoir, d’autant qu’ils sedient venus de la maison des Comtes d’AlsatZ Sc iceux deConrad l’Empereur, issu de la race de Charlesmaigne. Mainte-nant que tOllt ceci soit dit pour cause , à sçauoir pour réveillerles prétendons de ceux de Lorraine fur le sang de nos Roisissus de Capet, Pautheur le monstre astez en toute la procedure :car comme il a vilipendé tant qu’il a peu Mcrovée chef desMérovingiens, par lequel ils se dient frustrez du Royaume deFrance, devant presque qu’il sust esclos : Ainsi ne se peut-iitenir de se dégorger contre Hue Capet, & de dénigrer toute lalignée. ( Ce Capet donc , dit-il, fut un tyran , qui usurpa surCharles Duc de Lorraine Sc les siens la Couronne de France