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Tome premier.
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DE LA LIGUE. 47 __

te volontairement, ou si on vous y a contraint en aucutie forte ? 1584.

Certes , dit Parry , je l’ai confessé franchement fans aucune CoNSPIRA ,contrainte, Lc le tout est vrai, voire davantage. Car il n’y a eu XI0N D£ p A R-aucune trahison depuis la premiere année du Régné de la Reine ry.pour le fait de la Religion, laquelle je n’aie été participant, ( ex-cepté celle de Y Agnus Del , à laquelle je n’ai gueres consentiêc que je n’ai pas persuadé les autres. ) Mais encore outre celaj'ai mis mon opinion par écrit touchant le Succesteur de la Cou-ronne , qui est auíìì un point de trahison.

Lors fa confession de l’onzieme & treizième de Février écri-te de fa main, & mise ci-devant, fut publiquement & claire-ment lue par ledit Greffier. Puis après , la lettre du Cardinal deComo, écrite en Italien , fut baillée à Parry par le commande-ment de Monsieur le Vice-Chambellan , laquelle, après lavoirregardée il affirma être toute écrite de la propre main dudit Car-dinal , & cachetée de son propre cachet, auquel il y avoit unChapeau de Cardinal, laquelle il lut haut òc clair en Italien ,sslon qu’elle est couchée ci-devant.

Et d’autant que ladite lettre s’adressoit comme à un Evêque,ou homme de telle qualité , Monsieur le Vice-Chambellan luidemanda s’il n’avoit poinc reçu le titre d’Evêquc ; il répondit quenon , mais que les termes dont ufoit ledit Cardinal, croient pro-pres au dégré qu’il avoit reçu, encore que ce ne fût d’Evêque.

Mais depuis il dit que c’étoit par honneur que le Cardinal lui'écrivoit en cette façon. Lors fut aussi lue par ledit Greffier lacopie de ladite lettre traduite en Anglois, laquelle Parry con-féra avoir été fidèlement traduite.

Là-deíîus lui fut montrée la sienne du dixhuitieme de Février,s’adreílante à Milord Trésorier, & Sainte Warde , laquelle ilconfestà avoir aussi écrite de fa main , suivant la teneur miseci-devant.

Ces choses ainsi lues publiquement pour l’éclairciíîement dufait, Parry demanda d’être oui, auquel le Vice-Chambellan ré-pondit que s’il vouloit ajouter quelque chose pour mieux encoredécouvrir à chacun fes détestables & horribles faits , qu’il auroitcongé de parler : mais que s’il se vouloit en aucune forte excuseren ce qu’il avoit confessé ( ce qu’011 eût bien su prouver quandau reste il ne l’eût confessé ), pour son regard il ne le daigneroitpas ouir.

Lors l’Avocat Général de fa Majesté se levant ; vous voyezMessieurs, dit-il, que cet homme ici est atteint èí convaincu