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-— 7 " de diverses Sí abominables trahisons, lesquelles aussi il ne nie paf».Conspira- comme vous voyez. Parquoi il ne reste si-non que la Cour don-tiondePar- ne Sencence condignc là-dcílus. Ce que je requiers iciau nom 6cRY ‘ autorité de fa Majesté.
Lors dit Parry, je vous supplie, Messieurs, dem’ouir pour la dé*charge de ma conscience ; je ne tâcherai point à m’excuser, ni sau-ver ma vie, car il ne me chaut d’elle, puis vous avez ma confes-sion , qui est suffisante pour me l’ôter : mais je prétends déclarerencore quelque chose pour laquelle j’ai mérité la mort, donc jevous prie rn’ouir en ce que je dirai pour décharge de ma cons-cience.
Fais-lc donc, dit Monsieur le Vice-Chambellan, 6c t’acqui-te de ton devoir en bonne conscience , 6c dis tout ce que tu sau-ra touchant ces tiens faits détestables.
Mon crime, dit-il lors , est étrange,contre nature, 6c non oui,lequel premierement fut conçu à Venise , 6c proposé en termesgénéraux au Pape ; depuis conclu à Paris , fa Sainteté le louant6c approuvant, 6c finalement devoir être exécuté en Angleter-re, si on nem’eût prévenu. Voire j’ai commis plusieurs trahisonscar c’étoit trahison de m'être réconcilié au Pape , c’étoit auísitrahison d’en avoir reçu absolution ; 6c n’y a eu trahison depuisla premiere année du Régné de fa Magesté , pour le fait de laReligion ( exceptez Y Agnus Dei , 6c que n’ai pas persuadé lesautres) comme j’ai déja dit, de laquelle je ne fois coupable;mais si n’ai-je jamais eu intention de tuer la Reine, j’en appelleà la connoiílance qu’en peut avoir fa Majesté, 6c auísi le MilordTrésorier 6c Monsieur le Secrctaire.
» Parry, pour se mettre en crédit, avoit dit secrètement„ auparavant qu’il avoit bien été sollicité ès Pais étranges de com-„ mettre ce fait, mais que jamais il ne s’étoit accordé de le fai-„ re , 6c abufoit par ce moyen tant la Reine que ces deux Con-,, seillers ici ; dequoi maintenant il se veut servir , opposant ses„ mensonges à la vérité toute prouvée. «
Comment, dit Milord Hunfdon , tu l’as si souvent confessé ,même à cette heure de fraîche mémoire tu 1 as écrit si claire-ment de ta propre main ; 6c maintenant qu’il est question dedonner Sentence , selon que tu t’cs confessé toi-même estre cou-pable , tu te dédis 6c nie le fait ; Comment te-croirons nous ?
Quelle absurdité ! dit le Vice-Chambellan , tu n’as pas feu-lement confessé généralement que tu étois coupable dece que portoit ton Procès, lequel néanmoins contient par
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