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Tome premier.
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D E L A L I G U E. Sc

cîes hommes ; pour être de-là en avant plus capables de tous par-tis Sc de tous remûmens, quand le tems leur sembleroit être àpropos.

y.

La Religion leur fervoit de sujet à entretenir ces miseres ci-viles , Sc ne s’appercevoit-on du premier coup qu’ils ab u soientfous ce beau titre de la dévotion de nos Princes Sc du zele de no-tre Nation, à leurs deílèins, Sc que ce fut un prétexte Sc non unevraie cause. Qui aura bien connu le feu Cardinal de Lorraine ,Oncle de ceux-ci, n’en doutera point : car pendant qu’il met-toit le feu aux quatre coins de ce Royaume ( en ardeur de ce zeleprétendu de Religion ), il déclaroit aux Princes d’Allemagnequ’il étoit de leur Confession Sc qu’il la vouloir introduire enFrance, faifoit instituer ses Neveux en la Confession d’Ausbourgpour les gratifier , Lc ne feignoit entre fes familiers de dire quefi ceux de la Religion prétendue réformée , n’eussent comme prisà partie ceux de fa maison, il y avoir bon moyen de s’accorderêt accommoder ensemble en ce qui étoit de la Religion.

iy8j.

Rkponsb

AUX DECLA-RAT. ET PRO-T E S T. DES

Guises.

y i.

Enfin fut connu par la prudence de nos Rois , après avoir ten-té toutes extrémités, que la Religion ne vouloir être prêchéepar armes ; que la force pouvoit bien engendrer des Hypocritesmais non des Chrétiens; que les guerres, meres de corruption, aulieu de chaíîer la Religion contraire , introduifoient l’Athéifme.mais particulièrement que ces gens qui confeilloient tant la guer-re pour la Religion n’étoient plus religieux que les autres , quec’étoient de fins Barbiers qui vouloient entretenir la plaie pourleur profit, 8e qu’il y avoit danger qu’à la longue ils vérifiastentla prophétie du grand Roi François en ces mots. » Que ceux de« la Maison de Guise meccroient ses enfans en pourpoint, Sc ion" pauvre peuple en chemise.Et de fait,fut fait par aucuns zélateursCatholiques ; remarquez qu’à la Saint Barthélemy, a près avoir in-duit le feu Roi Charles à fe défaire de ceux de la Religion , ilsse contentèrent de fe dépêcher fous cette ombre des ennemis par-ticuliers de leur maison, Sc venger leurs querelles propres, Sc fi-rent les doux Sc les pitoïables, en tous les lieux de leur autorité,faisant profit par ce moyen en toutes fortes, de la rigueur Sc sé-vérité de ce Prince , qui selon la vigueur de son esprit s’en futfres bien apnercevoirTome /,

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