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DE LA LIGUE. * 3 * _
également selon ía parole de Dieu, le devoir du Sujet envers 158).son Prince , St de l’inférieur vers son Supérieur; ôc pourtant déclarât.S 'est toujours attendu ledit Seigneur Roi de Navarre de n’être deW oins fidèlement servi des uns que des autres : comme aussi de " s Ligue s . 'fait en la distribution des Charges de fa Maison, ou chacun saitassez qu il les y a toujours pourvus ; fait aussi ledit Seigneur Roide Navarre qu’il est bien aimé St bien servi des GentilshommesCatholiques, St autres personnes de toutes qualités qu’il a retiréesà so n service, comme de leur part ils confesseront tous volon-tiers qu’il les a aimés fans exception de leur Religion, St selon laproportion de ses moyens leur a départi de ses biens St Eon-Oeurs aussi largement, St plus même au tems de la guerre, qu ac eux qui saisoient même profession que lui ; St savent aussi lesseigneurs Gentilshommes , St tous autres Catholiques, que du-pant les troubles il les a épargnés tant qu’il a pu en leurs biens& Maisons , fans avoir jamais souffert que contre eux ait eteExercée aucune rigueur de guerre , même contre ses Vaíïaux ar-*pes contre lui, qui se trouvoient à la ruine St démolition deses propres Maisons : lesquels, la guerre finie, le venant trouver ,
Ont été tous les bienvenus, fans jamais leur en avoir ou tenu pro-pos fâcheux , ou fait mauvais viíàge , tant s’en faut que selonles divers moyens que le Seigneur a fur son Vaíîal , il ait pra-tiqué contre eux ou directement, ou indirectement, une seule«fpece d’animosité ou de vengeance. Comme aussi s’ose promet-tre de ses actions ledit Seigneur Roi de Navarre, que les Ca-tholiques qui ont voulu s’approcher de lui, en seroient partisEontens, St n’auroient rien remarqué donc ils puistent présu-mer qu’une naturelle affection d’emJbrasler tous les Serviteurs StSujets du Roi , de quelque Religion qu’ils soient de mêmetorte, se promettant de leur part cette même bienveillanceSsu’ilsont toujours démontrée envers les siens.
XIX.
Les susdits effets qu’il a de tout tems , St jusqu’à présent con-tinués , pense ledit Seigneur Roi de Navarre avoir astèz depoids pour emporter les paroles que ses ennemis publient con-tre lui : or, ont-ils dit néantmoíns, que ledit Seigneur Roide Navarre avoit envoyé en Angleterre, Allemagne, brasierj* ne Ligue à la ruine St confusion des Catholiques , prévoyantfa mort du Roi ; advenant laquelle , il se préparoit à la mutationds la Religion , ôc vouloit envahir les biens du Clergé, vou-
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