REPONSE
tois Guises attn Avertis-sement.
156 MEMOIRES
Or, d’autant que pour éblouir les yeux de quelques-uns qu!ne íeroient assez bien confirmés en leur Religion , ou qui pré-féreraient les miferes de ce monde aux béatitudes de la vieéternelle , le Diable & ceux qui font conjurés avec lui, pour-raient leur proposer que les Princes Catholiques qui font aprésent armés, voudraient, fous le manteau de la Religion ,s’adreílèr à l’Etat Sc à la personne du Roi, iceux Princes dé-clarent appertement, & aesirent que un chacun s’accorde , quetant s’en faut que telle soit leur intention, Lc qu’avec la cau-se de Dieu, lequel avec la vérité de sa parole sont vengeablesinjures Lc torts de ceux qui les remettent en la main de justi-ce , y veulent rien mêler de leur particulier , qu ils n’ont au-tre chose sur ce comme n’ont les armes fur le dos , & ne seíont disposés d’employer leur vie & leurs moyens & ceux de leursSujets. Et considéré que pour la manutention de l’Eglise, latuition & défense d’icelle , Lc comme eux étant les premiersPrinces du Sang, Pairs de France & Officiers de la Couron-ne , ils pussent avec raison ôc autorité parler de l’Etat, chacunsachant assez en quelle disposition il est à cette heure ; ce n’esttoutefois leur but & leur fin , encore moins de toucher aux dé-portemens du Roi, la Majesté duquel leur est sainte & sacrée,pour lesquels ils font armés ôc non contre lui , pour la vie du-quel ils veulent mourir & non attenter à fa Personne : ains lafeule cause de l’Eglise Catholique, de laquelle ils s’asturent quele Roi ne se dévoiera jamais, les a unis, leur a fait ceindreles armes & jurer qu’ils mourront plutôt mille fois , si faire sepouvoit, que voir l’Eglise appauvrir par ses ennemis ; saventiceux Princes fort bien que l’Eglise bien établie ôí la réunionen nos cœurs, l’Etat le fera auffi, 8 c que icelle abolie ôí délaissée ,l’Etat fera ébranlé.
Pour ce, comme très humbles Sujets & Serviteurs qu’ils fontdu Roises proches parens , ícs plus fideles Conseillers, ceutflesquels de ses yeux il a Vus lui-même combattre ses ennemis ,qu’il a vus au milieu des batailles ramener blesses pour son ser-vice , non une fois , mais plusieurs, qui ont heureusement dé-fendu ses Villes, assailli 6 ç pris celles de ses adversaires , réuni (c$Provinces en son obéissanCe,retenu toujours celles qui leur ont étécommises en leur devoir ôc fidélité j desqúels les membres blessesfont lès marques & le sceau de leur foi enverá Dieu & envers leRoi ; prosternés devant Sad. M'aj . le supplient embrasser avec eu*la défense de l’Eglise , ne sc séparer point, s’il lui plaît, d’i*