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Tome premier.
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: qu’ilrs est

D E L A L I G U E.

r endent compte , comme s’il eût été Trésorier de Pépargne , 6c TfsTT*

Su'il eût manié les finances-, dont il fut comptable, Les;Tré- ReponsEIvriers de ce temps-là en ont compté en la Chambre des Comptes, DES guises a° ù lors les finances alloient bien d’un autre train qu’elles ne AvERTls *^ont maintenant : on favoit lors que le tout étoit devant jus- SEMEN *Sues à un liard : les deniers ne fe recevoient que par les Compta-bles. Et pour finir le régné du Roi Henri II, lorfqu’il fut tuéau tournoi, feu Monsieur de Guise étoit P un des vivans avec lui.

Depuis on les a calomniés qu’ils s’étoient saisis du feu RoiFrançois II ; mais quel tort lui ont-ils fait : ils le préservèrentd es embûches contre lui dressées à Amboife ; ils ont fait re-v °quer les trois Etats à Orléans, qui montre qu’ils ne vouloientrie n faire au préjudice du Roïaume.

Lui décédé , le Roi Charles IX vint au Roïaume ; inconti-nent les troubles commenceront tels qu’un chacun fait : la ba-taille de Dreux fe donna, où feu Monsieur le Duc de Guisebe trouva , comme il fit au siégé de Paris , à Rouen , Lc d’Or-ie ans où il fut proditoirement occis , son frété le Duc d’Au-malle occis devant la Rochelle , après s’être trouvé ès batail-les de Dreux, Saint-Denis , Jarnac &Moncontour , Sc demeu-res endettés , tellement que leurs enfans n’en font encore hors.

Quant à notre Roi , il fera témoin St juge de ce qu’il a vu àl’œil, comme des services que Henri de Lorraine Duc de Guise,le Duc de Mayenne son frété ont faits, qui font trop recenspour les coucher en ce lieu , & lesquels, depuis dix ans en ça,.

°nt eu si peu d’eiltremife aux affaires du Conseil, .qu’ils n’ont® u moyen ni de s’a.ggrandir ni d’avancer les leurs , encore quede ce régné certains Seigneurs y ont tellement fait leur befo-, qu’ils fe peuvent comparer aux pluá grands Princes enhiens Lc honneurs.

Voilà en somme comme fe font gouvernés Messieurs de Gui-R i à qui est plus d’honneur d’être blâmés & calomniés par cesPoute-feux de Ministres , que deq .être estimés.

Quand est de la Ligue qu’ils ont entreprise depuis quelquesjours, pour ne voir la France réduire en l’état où P Angleterreîst maintenant, que les Princes Catholiques font gênés & tour-mentés continivellements ou sont bannis ou réfugiés hors deEurs Pais, & privés' de leUrs maisons & biens, & de leurs pa-tens Sc amis, je réserverai d’en juger jusques à ce que le Roim-mêrne les ait jugés , ôí l’évenement a ce découvert quelleat le Ut inrenrinn. -

intention.

Vif