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Tome premier.
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171
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DE LA LIGUE.

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te ndoit qu’à la subversion de la Religion Catholique & de PEtat^ e _ France. C’est pourquoi il me sembleroit très nécestaire defaire imprimer la Déclaration de Monseigneur le Cardinal, &| envoyer par tous les quartiers de ce Roïaume , fans laiíler plusjonguemcnt couver ce doute ou envieillir l’opinion de ceux qui* e font prévenus : ce que j’entends qu’il a différé jusques à cequ'si fut joint avec tous les autres Princes & Seigneurs qui avecFsi sc sont déclarés protecteurs de cette sainte & juste cause ,a iaquelle nous ne doutons pas que tant qu’il y a de Catholi-ques , comme ils y ont intérêt également, ne se joignent &c■* e stibraílènt promptement; mais ce qui en a gardé beaucoupgrands, est la crainte que quelques-uns ont eue, que le pour-pier de la Reine mere du Roi ne fît distendre cette sainteentreprise. Je 11e faudrai point de le dire , parcequ’il leur sem-ole qu’fls ne peuvent tomber que debout, prenant par imagi-nation le parti du Roi que chacun de nous rcconnoît pour très^atholique , &c aimant son Peuple , mais non tous ceux de sonConseil, même ceux de qui cette Déclaration parle , qui s’étantepmnic glissés en la grâce de Sa Majesté , abusent de tantn honneur &c de tant de biens qu’ils en reçoivent , & néan-moins fous son autorité , font publier &c écrire par-tout quec’est à elle que l’on s’adreflè. Je ne doute point que ladite Dé-claration ne vous ait éclairci bien tout ce fait, & que, com-mue vous avez le jugement bon, vous n’en tiriez le vrai dis-cours de vous-nìêmc. Toutefois , puisque c’est chose que je nePuis encore vous envoyer, je vous prie , pour en parler pri-Ve ment avec vous qui étés mon ami, de considérer cependantS Ue tant qu’il a plu à Dieu nous conserver en vie Monseigneur, l ' Cl 'e du Roi, nous avons eu occasion d’esperer la conservation? Notre Religion , & d’avoir patience. Mais depuis &c incon-après fa mort, est-ce pas chose certaine que MonsieurEpernon , duquel la fortune , faute de bon fondement, abe som forts èC puislans appuis, fut trouver le Roi de Na-V l ' l ' c ? auquel, outre-passant son pouvoir , il déclare de la partjss Roi, que Sa Majesté le tenoit aujourd’hui pour son si!s 8cbe ritier de 1 cette Couronne , chose si étrange à nos yeux d’a-dès-à-présent un successeur Hérétique, qui publiquementc ‘s déclaré persécuteur de notre Religion , P exercice de la-il a, sur peine de la vie, interdite ès Païs de son obéis-: ce q Ue rec0 nnoiflant ledit Roi de Navarre , même cetteCce siìoa ne lui être légitime, 8c que du gré des François , sinon. Y ij

1585.

Requête auRoi , et Ré-solut. DESLigués.