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DE LA LIGUE. 173
[aìsoit 4’cux , veulent-ils maintenant qu’il n’est plus question de' c ur particulier d’y mettre la main , & se tenir aux écoutes, pour^ l 'anger enfin du côté Je plus certain &C plus plein d’honneur ?J’ai honte d’en écrire , mais en ceci je ne le vous puis celer,lìl même le regret que j’ai de tant de gens de bien , qui pourar gent ont quitté leurs charges que leur vertu leur avoir acquises :^ sur-tout ce que l'on tient aujourd’hui pour fait, de l’un d’eux,* e quel, lorsque premierement il fut poursuivi de remettre saplace pour vingt mille écus , &C depuis pour cinquante millePar les premiers refus qu’il en fit, disant qu’il en avoir de long-te mps refusé deux cens mille Angelots ( 71 ), se conserve avec§ r and honneur sa réputation. Je ne veux point alléguer d’obli-gation qu’il a particulièrement à quelques Princes de ceux qui se~?ttt déclarés en ce parti, pareeque quand il y va de l’équitéde la cause, il n’est besoin d’affectionner le particulier ; maisc elui-là me fait craindre que plusieurs autres de moindre ju-gement que lui , ne se 1 aident saisir de pareille affection, in-duction , s’ils ne sont provoqués de bonne heure à embrasserCe tte cause par ceux qui en ont les moyens comme vous, quepartant je requiers & exhorte de s’y employer pour la déchargede nos consciences , &c même tout lc menu peuple qu’il occupe,qui est en fa vocation ordinaire, Sc ne sent ou prévoie jamais quele bien ou le mal qui est présent. C’est chose dont je ne doutenullement, que le Roi voyant tous ses Sujets armés , les uns,pour conserver la Religion Catholique , les autres , fous pré-texte d’un Edit de pacification , assemblés avec les ennemisdicelle , il prendra toujours le parti le plus assuré , Sc auquelde son naturel il est du tout zélé & affectionné , sans s’arrêterla passion de ces deux fauteurs de Pcnnemi public de fa Re-dgion ; Sc en tout cas s’il advenoit ( que Dieu ne permette s’ilUi plaît ) que Sa Majesté prit autre parti, que pourroient espérerqui en ce s’opposeroient, sinon s’apprêter l’échafaud deeUr mort honteuse. ^
Je pne Dieu qu’il fasse la grâce à tous ses bons serviteurs,^ spécialement François , de connoître li bien la vérité, quePilonne ne feigne plus de se déclarer comme la conscience lesadmoneste.
fct ' 7 J ) Angelot, forte de Monnoie d’or , ainsi nommée à caufè de l'Ange qui tientno® ; sous Philippe de Valois. On a aussi les Ecussons de France & d’Angleterre. Voy ez‘í’Aitoi An gelot une Monnoie d’or des Rois le Traité Histor. des Monnaies, par le Clan 0 ,S eterre, frappée en France, Le qui fur édit. de Holl. p. 107 & 144.
F I N.
1385.
Requête aiíRoi , et Ré-solut. DESLigués.