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Tome premier.
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187
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DE LA L'IGUE. 187

3 - écrit par plusieurs Lettres au Roi de Navarre , qu’il connoiíídittien que ce zele de Religion ne leur étoit que couverture : que^ur propre but étoit contre fa personne , contre sa maison &íson Etat ; cependant, parccque sous ce prétexte ils auroienta busé plusieurs de ses Sujets , qu’il le prioit de vouloir patienter ,tant qu’il leur eût fait discerner les couleurs d’avec les vraieseau ses, & qu’il s’aíTurât qu’il reconnoiílòit l’entreprise faite contresoi directement , & l’oiseuse proprement sienne. Selon cettettaême connoiílance & ce même jugement, auroit auffî Sa Ma-jesté commandé par Lettres très exprestès à tous Gouverneursûc Lieurenans Généraux en ses Provinces , de courre fus à leurstroupes; les auroit aussi déclarés Le publiés rébelîcs, crimincuxrie ièzc-Majesté , perturbateurs du repos, & ennemis de l’Etat,ûont les Lettres auroient été vérifiées en toutes les Cours deParlement de ce Roïaumc ; fer oient ensuivis plusieurs Arrêts,êe partie auroient été exécutés ; comme aussi vers les Princesalliés de cette Couronne auroient été faites pareilles dépêches,& commandé aux Ambassadeurs de Sa Majesté , de leur tenirpropos à ce conformes : à savoir , connoiílant très bien Sa Ma-jesté par leurs effets passés &C présens , &C reconnoiffant aussipar les a£tes & témoignages susdits, que la sublévation de ceuxde cette maison , quelques prétextes qu’ils pri fient , étoit uneffet de leur premier dessein , c’est-à-dire , de la conjurationqu’ils ont de ruiner la Maison de France ; ce que nul n'ignoreraqui se pourra bien représenter & rapporter devant les yeuxleurs déportemens depuis vingt-cinq ans ôc plus , pour les con-templer tous d’une vue.

Pareillement auroit Sa Majesté , en ce même temps qu’elîeles déclaroit rebelles, fait republier son Edit de pacificationEn tous les endroits de son Roïaume , pour testifier à tous, LeParticulièrement à ceux de la Religion , quelle n’entendoit au-c Unement incliner à leurs demandes ; ains les condamnoit enCe qu’ils vouloient abolir ladite Religion par armes , ayant bien' c °nnu que ce moyen n’étoit ni expédient ni légitime ; commeaussi Sadite Majesté , par plusieurs Lettres , auroit assuré le Roide Navarre , de ne faire rien au préjudice de son Edit, ni de lui—-tnêrne, duquel il reconnoiílòit la cause sienne.

Nonobstant , seroit advenu que tout-à-coup auroit été concluUlle paix avec ceux de ladite Maison & Ligue , de laquelle seroit£ >r °cédé un Edit, par lequel l’Edit de pacification saie si mû-restle nt, ôc juré íi solemnellement par leurs Majestés , par les’ A a ij

1585.

DECLARAT.F.T PROTÍ.ST.

de Henri IV,&c. s u R L APAIX AVEC

les Ligués.