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Tome premier.
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D E L A I I G U E. 197

silice de Condé , que leur intention n'est aucunement de nui-I e aux Catholiques , ni de préjudiciel- à la Religion de laquelle, s font profession, ayant toujours été d’opinion que les confi-ances dévoient être libres, &: pour le fait de la leur, étantj^'ets de s’en soumettre en un Concile. Qu’ils embrassent tousbons Sc vrais François , tant Séculiers qu’Ecclésiastiques , Sc7 e toutes qualités, fans acception ni exception de la Religion ,Ellement les prenant en leur protection 8e sauvegarde,leurs confi-ance , honneurs Sc dignités , biens, vies Le familles , pour lesS ai 'antir en tant qu’en eux fera contre toute opression Sc vio-* e Uce.

Les exhorte tous chacun en droit foi , selon ion moyen Le'dualité , pour rendre preuve de ce qu’ils íont, de fe ranger au-près d’eux, pour les secourir 6e assister contre ceux de cette Li~§ Ue , que le Roi a déclaré ouvertement avoir attenté à fa Cou-enne , Le à son Etat. Pour leur lever tout scrupule , MonsieurDuc de Montmorency , duquel la Religion n’est point en"opte , 6e duquel aussi la prudence est assez connue , pour fa-^°u- bien remarquer l’intention desdits Seigneurs Roi de•Navarre , Le Seigneur Prince, leur en montrera l’exemple ,2 e leur y servira de guide : lui Pair de France , 8e premierOfficier de la Couronne , auquel appartient le premier lie u , enla conduite des armes ; Le déja par la grâce de Dieu ils font assis-tés Le accompagnés d’un bon nombre de Seigneurs, Chevaliers,Capitaines, Le Gentilshommes Catholiques, qui ont reconnubon droit Le la nécessité de leur défense.

Quant aux Chefs de la Ligue, Le ceux qui leur adhéreront àsentie intention, les déclarent Le reconnoissent lefdits Seigneurs*p°is de Navarre Le Prince de Condé, Le ledit Seigneur Duc7® Montmorency , ennemis du Roi, de la Maison de France ,** du bien de cet Etat, tels aussi que fes Cours de Parlement,^ vérifiant fes lettres , les ont reconnus ; Le suivant la teneur" e fdites , Le les commandemens du Roi y contenus , leur fe-r °nt la guerre à toute outrance, Le les extermineront par tous

Yens.

Nonobstant, parcequ’aucuns y en a qui auroient été trompés?- abusés , par les prétextes de la Ligue, venant à s’en départirc dans deux mois de la date des présentes, & à fie retirer chez°u auprès d’eux, ils les reçoivent en leur protection Sc^ UVe garde , comme deílus , n’entendant en conformité des Or-0lln ances précédentes de Sa Majesté, qu’ils soient recherchés.,

1585.

DECLARAT.ET PROTEST.

du R.deNav.Sc C. SUR laPAIXAVEC

les Ligués.