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Tome premier.
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ii4 MEMOIRES

r j o _ Iamités , qu’il n’y a langue qui puisse suffisamment expriniet,mais il seroit difficile de remarquer un seul bienfait qu’enbu Parlem.' re Ç u en contre-change, sinon qu'Elle a trop plus de Sujets qu'Esi^au Roi. ne pensoit. Car ceux qui font si bon marché de la peau des H 11 'guenots ne vous eussent jamais amené à leur opinion s’ils eussespu croire que le nombre en eût été si grand qu’il se voit'aujouty* a hui qu’ils font contraints de s’asscmbler ; &C qui est celui qui I epuisse imaginer le massacre d’une telle multitude , fans horreur,ôc qui y puiíìe consentir, sans dépouiller tout sentiment d’h 11 'manité ?

Considérez , SiRE, quelle affection peuvent avoir à votr 5service ceux qui ont si grand soif de votre sang : quelle fiàe'lité ils apportent à la conservation de cet Etat si caduc &Lcien , lui tirant ce qui lui reste de force Se de vigueur par uu csaignée si démesurée , que ceux qui en seront les Barbiers so ll£en danger de se noyer eux-mêmes : Car nous avons appris»hélas, trop cherement que trente ou quarante mille Huguenotarmés , pour la défense de leurs vies Le de tout ce qu’ils. ont &plus cher en ce monde, ne fe peuvent défaire, qu’il ne demetf're à-peu - près nombre égal des Catholiques , lesquels ne intf'chant en cette guerre qu’à regret, pourront à peine égaler lÇ sforces de ceux qui n’ont espérance qu’au désespoir Lc ausquci*il ne reste plus rien que le courage &c les armes.

Si donc la vengeance divine nous poursuit tant, qui poiït'f 1obéir à ce dernier Edit si ces deux partis viennent à s’acharn£ l !jusqu’à l’entiere ruine, défaite de Tune ou de í’autre partie ? Q^ 1s’osera promettre de demeurer pour jouir de la victoire , sivR'toire se peut trouver après une telle destruction ? ou plutôt q t|Crestera-t-il à la peste & à la famine qui disputent déja contre ^guerre l’honneur de l’extrême ruine de votre R chaume ?

Mais que dira la Postérité, si elle entend jamais que votrcCori' de Parlementait mis en délibération d’honorerdu pom patern cide vos Edits les articles d’une Ligue assemblée contre l’Etat ,mée contre la personne du Roi, & qui s’éleve contre Dieu mêfl 1 ^

& qui dépite la nature , commandant aux peres de n’êtrc p

Nous ne particulariserons point davantage fur les iniquités £injustices, assemblées en nombre infini fous cette forme d fdit, par lequel ceux qui en sont les auteurs espèrent poi> v °

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