1585.
Motiis de
1 A PRISE
b’armes desDucs, Comt.&c. Ecoss.
rz8 MEMOIRES
pour tromper Sa Majesté, ont prétendu ces mois passes grandeamitié 8c courtoisie , promettant à cet effet capituler Se conclureune alliance offensive Se défensive qui dureroit à jamais ; maisnonobstant toutes ces belles promeffès, la fin a bien montre,qu’ils n’avoient projetté rien que fauffeté Se cruauté. La mort duLord Rouffèl en rend le témoignage à tout le monde, lequelétant de maison honorable , méritant ausiî grande louange pourses vertus Se qualités , mais particulièrement bien affectionneenvers le Roi Sc notre Nation , lors même que l’on parloir de pai#Sc alliance , a été meurtri d’une façon si étrange Sc odieuse , quesi on ne fait justice d’un crime tant horrible , comme il est re-quis , il y a doute qu’il ne redonde au grand déshonneur de SíMajestê Sc opprobre de ses Sujets , qui en font innocens. Fi-nalement , qui est une chose du tout insupportable , Sc requière 'amandement, ces mêmes gatnemens couvrent toutes leurs mé-chancetés de l’autorité du Roi , par cette occasion s’excusant dtfchangement ; Sc comme cela ne peut être que scandaleux pournous, Sc amoindrir la bonne réputation de Sa Majesté, íIoU îendure que hommes diffòlus , qui ont fait naufrage de toute ;honnêteté, continuent près fa personne, Sc si les Nations Etran- ‘gérés viennent à entendre que telles pestes , Sc si peu en nom-bre , éteignent la fleur de la Nobleffè , gouvernent tout le PaïS ,Sc tiennent le Roi captif, Sc autorisent leurs faits exécrablespar fa puiffànce Roïale. Pour ces causes susdites , Sc autres quipourroient être alléguées, nous, Chefs de laNobíeffe, appellespar la grâce de Dieu pour faire profession de son Evangile, nous,Conseillers de Sa Majesté , obligés non-feulement d’exposer n05biens , honneur Sc vie pour la vérité, mais aussi chargés en 110 Sconsciences d’avoir la fureté Sc honneur de notre Roi en recom-mandation , Sc à ce titre tenant de ses ancêtres nos Terres ,biens Sc Fiefs, vu derechef les grandes énormités Sc tyranniesdes Ennemis , en la crainte de Dieu Sc obéissance de notreRoi , nous nous sommes unis pour donner ordre à tous abus, Aréformer toutes corruptions ; la trop longue souffrance ayant déjabien avant bleffe l'Etat de laReligion, déshonoré S. M., troubletout le Roïaume , Sc désuni aussi bien les cœurs des Princescomme des Sujets des deux Nations. Nous estimons donc 1^nécessité requérir , voire y être obligés par devoir de conscience,tous doutes étant mis à part, que ces perturbateurs soient chastesSc bannis de la présence du Roi , qu’il soit restitué en sa pre-mière liberté , à ce qu’il puiffè conduire son Peuple paisible-
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