1585.
Remontr.
» U ;C L E R c.éP £ .F RANCE
au Roi.
Ì58 MEMOIRES
honneur dc la sainte Eglise & Ministres d’icelle. En la susditeassemblée tenue àPoifly, pour le premier chef, ledit Charles leChauve commande de garder le service de Dieu, l’honneur deísaintes Eglises du Roïaume , que les Archevêques, Evêques »Prêtres Se Serviteurs de Dieu reçoivent l’honneur dû a le urdignité Sc Ordre , avec leurs exemptions ôc immunités , asi stqu’ils puiílent accomplir leur ministère en repos , ÔC prier Die apour la prospérité du Roi, de tout le peuple , Se la stabilité dece Roïaume.
Ces bons Rois n’étoient contens dc faire telles Ordonnancesgénérales en la faveur des Ministres de l’Eglise ; mais en outre( comme est rapporté ès livres de leurs Loix ), par commiffiofl?particulières adreflees aux Gouverneurs des Provinces, Magibtrats Sc grands Officiers , leur enjoignoient de tenir la main *ce qu’ils fuílènt honorés , ôc que les Sujets obéiílent à leurs Ot'donnances en ce qui concerne leurs Charges. Ce qui étoit nbien observé , que íi quelqu’un de quelque qualité qu’il eût p 11être , fût été excommunié par l’Evêque pour crime scandaleux»ÔC n’eût voulu obéir à l'Eglise Se satisfaire , étoit par le Magistrac civil puni Ôc contraint d'obéir. Police , en vérité , trèssainte ; à celle st n que ceux qui se disent de l’Eglise, Sc néanmoínSsont .contre la foi ÔC discipline de l’Eglise , soient ( comme ditJFulgence ) brisés par la rigueur des Princes , ôc que la puiílanc®du Roi mette sur le col des arrogans ôc obstinés , le joug de &discipline , laquelle l’hunjilité de l’Eglise ne peut exercer fuseux, pour leur arrogance. ,
Sire, tan t s’en faut que cette .obéissance soit aujourd'huirendue à l’Eglife de votre Royaume , qu’au contraire somm eíréduits à tel point , que notre jurisdiction est fans effet , &quasi du tout anéantie : car pour le regard des personnes la'Pques , voire ès causes merement spirituelles, lesquelles fans di("nculté appartiennent à la jurifdiction ecclésiastique , ôc princbpaiement où est question de crime scandaleux ôc public, sil's"vêque entreprend d’en connoître , ôc que pour l’opiniâtretélaïc, qui , après plusieurs admonitions duement faites ,veut se corriger , ains persévéré au scandale public , est procédéà censure, comme la réglé Sc discipline de l’Eglise porte,continent appel comme d’abus est interjetté, reçu , plaidé,^ensin par arrêt, avec condamnation de dépens, est dit qu’il 1çl entreprise, ôc que l’on a abusivement procédé. Tellement q^ 6suivant tels jugemens saint Paul aurojt abusé, mettant hors í*