1585.
Remontr*buClergéB E F R A N C E
Au Roi.
-64 MEMOIRES
casion qui concerne Phonneur de Dieu , conservation de j 9vraie Religion , votre Personne Se Etat, Se le bien Se salut u 6tout le Roïaume , PEglise ne vous ait accordé un secourtsi grand Se notable , que pour satisfaire , une bonne partieBénéficiers seront contraints chercher un autre moyen de vivre •d’autant que sentier revenu de leurs Bénéfices sera employé p 01 ! 1 'satisfaire à la taxe qu’il leur convient porter pour leur cotte dué 1secours. ,
Sire , la piété qui est en vous , Se revérence que porter ^la Reine votre Mere , ne permettroit jamais de lui ôter oucourcir Le retrancher les moyens de pouvoir honnêtement, ^félon son état, entretenir sa maison Se appointer- ses domed 1 'ques , Officiers Se Serviteurs selon leurs charges Se qualité'Sire, vous ne pouvez avoir moindre dévotion envers PEgli^/qui est Mere spirituelle de vous Le de votre Empire , commesoit le Pape Agatho , écrivant aux Empereurs Heracle Se Tí"bere , attendu même que les Serviteurs de PEglise sont MinRtres de Jesus-Christ Le dispensateurs des Sacremens de DieU >par lequel vous vivez Se regnez.
Le discours des Histoires Le Annales de France nous enseig 1 ^que d’autant que PEglise a été bien Se favorablement traitée »PEtat de cette Couronne a prospéré Le triomphé ; au contraire »d’autant qti’elle a été opprimée , PEtat des Rois Le du Roïautf^a empiré : comme auffi l’on a connu que où les Rois ont été p^dévotieux, l’Ordre ecclésiastique, la forme régulière de vivre yla Religion monastique , fouventefois a branlé, Le a été prd'que éteinte; Se au contraire, où Rois dévotieux , fervens ^zele de Dieu font venus à commander, POrdre Ecclésiastique ^été comme restùscité , S C a repris sa vigueur,
Ce que je dis, Sire, pour vous remontrer qu’il appartie^à Phonneur de votre mémoire, que 1 âge présent Se la postésconnoistênt que Dieu aura rendu votre régna si heureux ,PEglise en vos jours aura été relevée de ses miseres, la délivraspar votre magnanimité de ses ennemis, Se par votrelibéralit e Jconservant en ses biens. Auffi qu’elle aura reverdoïé Se refieurtsainte discipline , institution Se bon ordre , tant en ses Ch etqu’en ses Membres, par votre pieté Se zele singulier envers Dí elJfla réformant Se repurgeant de tous abus.
Dequoi nous assurant, à raison de la ferme résolution qu’à^prise pour retrancher tous les désordres qui font en votre R°Jd 1 ^me , en rétablissant par-tout la vraie Religion, extirpant