DE LA LIGUE.
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1585.
DECLARATION
DU ROI DE NAVARRE;
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Ur les moyens qu on doit tenir pour la faifie des biens des Fauteursde la Ligue , & de leurs Adhérans.
£ ~ E n r 1 , par la grâce de Dieu, Roi de Navarre , premierísince du sang , & premier Pair-de France , Gouverneur, 8c■^utenant Général pour le Roi en Guienne : à tous ceux qu’iía Ppartiendra , salut. Comme nous aurions ci-devant patienté leM* longuement que possible nous a été, premier que de venir^ armes ; 8c depuis nous être résolus à une défense très juste** néceílaire, nous aurions usé de la plus grande modération.Sí u aurions pû aviser pour la moindre foule 8c vexation, 8ç plus£ r ands soulagemens de tous ses Etats , 8c nommément du pau-v re peuple , 8c que nonobstant nous aurions vu évidemment queîtotre patience n’auroit servi que d’allumer la fureur, 8c notremodération , que d’augmenter l'insolence des perturbateurs dela paix 8c tranquillité publique 8í des ennemis de cet Etat, 8cnôtres : ainst qu’il nous est plus clairement apparu par l’Edit^ a gueres publié, duquel les rigueurs s’exercent 8c exécutent à pre-e pt en ce Roïaume : Nous à cette cause, après avoir mis raf-aire en délibération, avons avisé être expédient 8c nécessaireu ser des moyens 8c voies légitimes que Dieu a mis en main ,£°ntre une si extrême 8c injuste violence, 8ç pour le bien 8c con-ei ’Vation de tant de bons Sujets de ce Roïaume, proscrits 8ce stinés à la mort & perte de leurs biens 8c honneurs ; de fortesuivant le dé gré que nous tenons en la France , & le pon-dit que nous avons en cetui notre Gouvernement, Nous nouslo mnïes finalement résolus , & avons été à notre grand regretCOl mrains de déclarer 8c ordonner ce qui s’ensuit.
1 A savoir que tous les fruits, rentes, revenus, biens, meu-, 8c immeubles , débets actifs, noms, raisons, 8c actions^ c eux qui sont habitans 8c reséans ès Villes csquelles ledit Editr ant des six mois que de ^abréviation de quinze jours, a étée $ u Sc publié ou exécuté : ensemble des Gentilshommes ôt au-