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Tome premier.
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307
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DE LA LIGUE, 307

^eur guerre après vous avoir rongés étrangement de toutes parts j 's ’eíl vue terminée par une paix, en laquelle ils n’ont pensé 5U u ’àleur particulier, Sc ne s’y est faite aucune mention de vous. -n^f TTR ^fJJ-eur paix, qui pis est, s est tout-auílitot tournée en une guer-re contre ceux qui demeuroient paisibles, par laquelle le Roie st contraint de doubler les impôts , le peuple exposé en proieau x gens de guerre , la France obligée ( si Dieu n’y met tôt lassiain ) à être meurtrière d’elle-même : car qu’est autre cho-^ l’Edit qu’ils ont extorqué , qu une nécessité imposée austoi de ruiner son peuple , de se défaire soi-même de sa main ?áu moins, s’ils ne vouloient soulager le peuple , que ne se con-le ntoient-ils de savoir abusé ; ôc que leur avoit-il fait pour l’ac-cabler ? On couvre ce mal d’un zélé de l’Edise. L’ardeur dec e Zele se devoir montrer en une charité , ÔC Ta charité en l'u-^ion des deux Religions. Quelle charité qui n’a pensé qu’àex terminer ! Quelle ardeur de zele qui embrase sa patrie, quij^et en combustion tout un Etat 1 Cependant sous ombre queE Clergé aura payé quelques sommes d’avance , pour donner cou-rge à commencer la guerre , la voila en train , ce fera au pau-Vs e peuple à courre : deux cens mille écus , ou environ, l’au-^Ont obligé pour l’avenir aux millions : aucuns du Clergé, enlomme , au regret du Roi, 8c même de leur corps , pour leurpassion particulière auront conclu le marché tous seuls, en au-r ont fait avancer les arrhes : ce fera au pauvre peuple à le tenir,

^ à parfournir le reste à quoi qu’il monte ; à celui qui n’enPeut, mais qui en porte le dommage , Sc h'en attend point le^uit, à supporter tout le faix , à endurer tout le mal qui env . le ndra. Messieurs, je vous répete ceci : je fuis né Prince Chré-tle n : j'ai cherché Sc proposé les voies Chrétiennes pour com-P°fer cet Etat, Sc réunir l’Eglisc. Je fuis né François, je com-mis à vos maux, j’ai tenté tous les moyens de vous exempterp s niiseres civiles. Je n’épargnerai jamais ma vie pour les vousa °teger. Je fais que pour la plupart vous êtes assujettis fous cet-I e violence : je fais que vos volontés sont serves : je ne veux vousî^puter vos actions , vous êtes François , j'aime mieux vousltn puter vos volontés. Je ne vous demande à tous, qui selon vo-^ c vocation êtes plus sujets à endurer le mal, que non pas à lect lre , que vos vœux Sc vos souhaits , .Sc vos prières. Priez Dieu,g e ssieurs , qu’il distingue par ses jugemens ceux qui cherchent le^heur ou le malheur de cet Etat, la prospérité ou la cala-publique. Quant à moi, je le prends à témoin que je ne

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