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Tome premier.
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i s86.

Remontr,a la France

330 MEMOIRES

qu’il a fait en Guienne en une année entierc ; & notez que IbRoi de Navarre peu auparavant s’eít accru de Taillebourg ^de Royan, Places fortes d'art & de nature , Ports de met,embouchures de Carente Sc de Garonne, je ne nomme Sait* 1 'Jean d’Ángle , Tonnai-Charente, Sc autres qui récompensent,lans celles-là j Castetz Sc Sainte Bazeille, & mieux.

Je laiííè que la Garonne qu'o n avoir promis d’ouvrir pour I econtentement de Toulouíe Sc Bordeaux, demeure toujours efl'close , plus même que par avant la guerre : car ne pensez p 3 ?qu’après Sainte Bazeille prise , ledit sieur de Mayenne ait 0 ^attaquer Caumont, qui le regardoit, la Rivière entre deux. Aul* 1peu le Mas Sc autres Places qui commandent la Garonne, joissiqu’en même tems on a fortifié la Ville de Meillan, qui vaut mie^que tout ce qu’il a pris, comme savent bien ceux du Pais. 0$'tre certains Forts de-ça Sc de-là l’eau qu’ony a bâtis depuis a l1deílbus de Clarac , tellement que les Marchands, auxquels o$avoit promis d’afFranchir le commerce dedans Noël dernier paffë , leur défendant par exprès , à peine de la vie , de compostpour la liberté & fureté de leur passage , Lc de leurs MarchaO"dises, s’en voyant plus loin qu’ils n’étoient paravant, ayant sous'sert en ce pendant à faute du commerce plusieurs pertes, dotffont ensuivies notables banqueroutes , font venus enfin à co&'position , maudissant la Ligue Sc tous ses adherans ; mais c’d tauíli ce que le Maréchal de Matignon a très bien reconnu ( ^quelque sobre qu’il soit, il ne s’en est pu taire en quelque l&'tres ) que Monsieur de Mayenne avoit plus d’entreprise sur To l1 'louse Sc Bordeaux ( c’étoit parlant du Château Trompette ) q llCsur le Mas de Verdun ôc fur Caumont.

Or, qu’ils puissent ci-après faire grand cas au reste deGuienne, jugez l’apparence qu’il y a : car toutes les Places , q ulà l’entrée de la guerre commencée fur l’arriere saison , eusiè^pu avoir fautes de vivres , ont fait leur révolte tout à l’aise, ^même du gré de leurs voisins, soit qu’une nécessité comm^à tous les deux , les ait amenés à mutuels offices , soit qu’ilshorrent telles extrémités, Sc détestent la miíere de ce tems, c .c’étoit en leurs mémoires toutes-fois , qu’ils présenteront aupòur lui faciliter les choies , Punique moyen qu’ils prétend oie^contre les- Villes- principales , moyen certes qui tient plus denature de l’extrémité, que du moyen ; qui plus est, auquèl' 1ne peuvent revenir de deux bons ans ôc plus. s

Es. autres Provinces la Ligue n’a pas mieux prospéré en