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Maires : car en Languedoc Monsieur de Montmorency s’étantEocié avec le Roi de Navarre pour le tort qu’il connoiíïòit luietre fait, a réduit à foi Lodéve & Saint-Pons , Villes Epif-Co pales, 6c leurs Diocèses, a fortifié les deux rives du Rêne,a jette racines en Provence si avant qu on a été contraint d’ac-COi 'der libre exercice de Religion aux Gentilshommes. Tout ceff l ’on peut alléguer avoir été gagné en Languedoc , c’eít le Forttte Montefquiou en Lauragais qui pourroit être contrepefé dePlusieurs Forts de même étoffe, qui ont été pris en la Provin-Ce i 6c tout fraîchement la prise de Marvejols plus par trahisonsi Uc par effort, & qui n’aura rien servi qu’à refondre les autres,y a yant été contre la foi promise , telles cruautés 6c insolencesbercées , qu’il faudroit trouver de nouveaux noms pour les dé-lire : ma i s le siège du Mas-faintes puelles en pourra tout seul*j°ntrepefer la-gloire, Place la plus misérable 6c moins tenablesie toutes celles de Lauragais, qui a repouíîe Parmée de Mon-lc ur de Joyeuse , lui ayant tué trente deux Capitaines 6c cinq^ns Arquebusiers , dissipé ou rebuté fes Régimens , 6c fait per-eff son crédit entre les gens de guerre , jufquà fe refoudre ès■htats depuis tenus à Castelnaudary de ne s'en mêler plus.
Et quant au Dauphiné , la Province , comme chacun fait ,h On a égard à ceux du contraire parti, la plus abbattue de tou-*es lorsque ces troubles ont commencé, la Province en fom-siie où Monsieur de Mayenne penfoit avoir fait l’essai de fa íor-hine, & dont il s’étoit promis facilement la ruine des autres,c hacun fait comme ils y ont laissé prendre Montelimart, Villesi°table , & depuis Ambrun Ville Métropolitaine du Pais , lesCl *x qu’ils pensaient avoir acquises à la Ligue , 6c que mainte-^tit le sieur Defdiguieres lui a rendu imprenables, outre cc q u'ilslaissé reprendre Die , Livron 6c autres lieux , de la conquêtee %aels Monsieur de Mayenne triomphoit 8c avoir fait fa gloire., Je laide plusieurs Châteaux cn diverses Provinces, pris à moins5 dix livres de poudre , dont la Ligue eût fait sonner les clo-nes , 6c fait gagner tons les Merciers du Palais, si elle les eûtp ar feffort Su Canon ; je laisse que ces petits Châteaux,ffle Monsieur de Mayenne fait sonner à nosoreilles , coûtent^ million dor chacun , 6c la vie de nos meilleurs soldats,>> deu que les bonnes Villes que dessus n’ont coûté au Roi de^ ay arre 6c à fes Serviteurs qu’un coup de petart, 6c à peine^Ique homme : je laisse pareillement qu'en tous les combats^ à font faits par le menu ( car de grands il n’y en a point
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1586.
Remontr.a la Francis.
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