DE LA LIGUE. 345
j*°nt calomnies qu’on propose contre ceux de Guise ; Sc pourj e ur défense, tu dis que cette imputation n'est pas nouvelle.E est vrai, mais tant plus certaine en est-elle , Sc toi criminelPlus coupable de défendre si fauííèment ce vieux crime. Tu^dsifie la déposition de Salcede pour justifier leur conjuration:"dcede ne mourut point comme calomniateur, Sc s'il étoit^ort pour ce respect;, il le faudroit desentcrrer pour lui don-^ e r un honorable tombeau , vu que les événemens font foi cer-^ine de la vérité de fa déposition.
Encore moins fais-tu pour la Ligue de dire qu’un Cardinal, e Bourbon en est chef, si son entrée la défend , voici sa sor-qui lui fera son procès. Ce bon Prince se laiíîa au com-?l enc ement emporter à la violence de ces Messieurs , mais ayantJ^entôt après reconnu qu’ilsle faisoient instrument de leur am-bition , qu’ils faisoient semblant de le vouloir établir, pourr ssiner sa maison par elle-même, il s’est aussitôt retiré , il a sé-Ni'é son zcle de leur ambition , & a retiré sa soi de la confu-*°n de cette infidélité ; Sc tu voudrois encore attraper, si tuPouvois , ces jeunes Princes, les repaiílant de la même espé-ía nce : mais l’exemple de leur Oncle les fera sages, ils recon-^°xtront le venin de vos appas ; Sc vos bonnes fins ne les in-duiront point à fe faire connoître à la France par la ruine deFrance. Ils conserveront Sc leurs amis Sc leur réputation ,pour s’opposcr à vos malheureux deílèins, fous le commande-ment de leur Roi, quand Dieu lui fera la grâce de vous pou-v °ir aussi librement contredire qu’il est violemment contraint dev °us complaire.
Voila maintenant ta Ligue fans Cardinal, la voila fans Chef,"f n’a plus que membres pourris ; ses plus belles actions fontc times de lèse-Majesté : Sc voila tout le fruit qu’elle nous a ap-arté jusques ici ; elle a mis la famine en France , & de lamssine la peste , Sc l’un Sc l’autre font cause de la mort de plusdeux cens mille personnes. T u dis que c’est l’opiniâtreté deCe Ux fie la Religion prétendue réformée qui en est cause. Jeréponds que votre injuste poursuite a justifié leur défense ;<Pssils vous ont avec droit refusé ce que sans raison vous de-^ndiez deux , vous vouliez retirer les Villes que Je Roi leurr V °it données par la paix, Sc depuis encore accordées à l’Af-lç mblée de Saint Germain , ils les tenoient pour leur fureté ,V ° u s les vouliez pour votre avantage. Que n’attendiez-vouscelm qui les avoit données les redemandât ? Quel droitTome /. X x
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Réponsed’un Cath.