DE LA L I GUE. 349
C W diligemment d’abbattre plutôt Phéréíîe que l’Hérétique :° u > pour parler avec Saint Augustin , il doit aimer les hommes ,^ bure mourir les erreurs, même il les peut contraindre à faire^ volonté de Dieu contre leur volonté ; & où il reconnoîtroitl, ne extrême opiniâtreté , une malice, un destein de diviser l'E-£life, ou de s’oppofer à la vérité : alors il lui étoit licite d’uíetâes remedes extrêmes , de punir ceux - là qui veulent ignorerqu’il faut qu’un Chrétien confeste nécessairement pour sonsalut.
Voilà la Loi que le Magistrat doit observer contre ceux quiinversent les fondemens de notre salut. Mais, comme j’ai dit, ily a différence entre ceux-là, &c ceux qui apportent en l’Eglise quel-^'opinion, de laquelle la connoistance n’est point néceísaire àn °tre salut. Exemple : ceux de la Religion prétendue n’usentP°int d’eau-bénite en leurs astèmblées , Sc n'ont point d’imagesdans leurs Temples. Cette question, s’il faut que les Chrétiens*dentde l’eau-bénite, ou des images, n’est point des fondemensj e leur salut, c’est une question qui peut être débattue, dejaqueíle on peut s’enquérir; Sc tu vois aster qu’être idolâtre,blasphémer contre Dieu ,& n’uíèr point d’eau-bénite, ne sontPas des choses semblables, l’un est un crime , l’autre est igno-rance. Dieu est déshonoré , 6e l'Eglise se dissipe par l’un , elle neListe pas de s’entretenir pour l’autre. Pourquoi veux-tu punird’une même Loi ceux qui saillent si diversement ? Voyons en quoisaillent ceux de la Religion prétendue, Sc nous apprendrons£ornme il faut les traiter. Vuidons premierement ce point s’ilsj°nt infidèles ; Sc s’ils font tels , ou changeons-les, ou chaslons-d’entre nous. Dieu le veut & le commande. Ils se disentOmbres de notre Eglise ; ils font jaloux comme nous de l’hon-b^ur de Dieu ; ils l’adorent selon qu’il veut être adoré par sa pa-ío le. II n’y a point en cela d’infidélité ni d’idolâtrie. ExaminonsMaintenant s’ils font Hérétiques , jc n’y vois point de malice,íf.ar quelle malice trouveras-tu à se faire briller ? à quitter le sbi'ens & à se rendre pour leur Religion en ce monde miséra-
bles ? Je n’y vois point d’opiniâtreté , vu qusils s’ostrent à être^sti-uirs. Nos maîtres me pardonneront, si je dis que je ne voisï > °iiat en eux les marques par lesquelles ils m’apprennent de re-V'ftnoître un Hérétique. J’ai appris d’eux que l’Hérésie est ìn< ^bitu , non in defeclu.V oyons donc si ceux ae la prétendue Ré-gion sont mal instruits , ou s’ils ne font pas aster instruits,savons qu’ils croient en Dieu comme nous, qu’ils croient
RÉrONSEd'un Catho.