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Tome premier.
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DE LÀ LIGUE.

3 U

■S6.

15 o <

Réponse

^ croient à ce qui est contenu au vieux Sc nouveau Testament;hiais ils ne croient pas en tout Sc par tout aux traditions de l’£-£bse. Ils ne croient pas donc mal ce qu’ils croient ; mais ils ne d un Cathosoient pas assez. Et pour le faire court, H y a plutôt un défautde bien qu’habitude de mal. Je ne faurois jufqu’ici condamner leurC °nfeísicn , que je ne condamne la nôtre , de laquelle la leur este tìtierement tirée. Je fais qu’on les a brûlés comme Hérétiques,

^ fais bien que les feux étoient allumés par toute la France, Sc'ì^e nos Préíìdens ne voient pas clair en leur Confeílion. J’ai^ plusieurs fois un de leurs Juges fondre en larmes, lorsqu il fe°Uvenoit d?en avoir condamné au feu plusieurs , croyant qu ilsîl e cruíïènt pas recevoir en la Cène réellement le Corps de Christ,y ne pauvre Demoiselle, qu’il condamnoit à mort,lui fit tellementleçon en recevant fa sentence, qu’auísi-tot il íe retira de fesì u gemens , passiint le reste de fa vie avec beaucoup d’honneur;hiais avec une extrême repentance. Je ne le nommerai point :

hommes vertueux le connoîtront fans le nommer, pour avoir^é cn fa jeunestè le premier Jurisconsulte de fa robbe , &C furle s vieux ans un des plus grands Théologiens de ce siecle.

^ J’aimerois mieux suivre en ce fait la repentance de ce grandpersonnage que ses jugemens. Et puifqu’il n’y a point en euxd hérésie, ou s’il yen a, qu’elle n'est point de telle nature qu'ellepervertisss les fondements de notre íalut, il vaudroit mieux at-tendre de les instruire en nous conservant, que nous opiniâtrerfans raison à les miner en nous perdant. Considéré , je te prie ,somme Dieu a béni Sc nos feux Sc nos supplices ; vois comme ilbénit votre Ligue ; vous la sentez ruiner de jour à autre , Sc noushous sentons ruiner par elle ; Dieu en a maudit le bâtiment & leshsities. Nous le voyons, nous le connoíílons, un chacun íe dit, unchacun l’entend ; mais jufqu’îci personne n’en fait son profit.

I ous sentons le mal, la douleur nous éveille , Sc nous ne vest-ons point pour y appliquer le remede. Je parle à vous , ô Fran-çois , à quoi pensez vous ? Un Edit de la Cour vous étonne, Sclarmes du Roi ne vous émuent point ? Vous allçz avec la Li-§0e pour un commandement qu'il vous fait par un Secretaire, Sch e revenez point chez vous pour les prières qu il vous fait en softfEeur. Vous n’avez plus d’excufe , Sc feriez plus à blâmer , sia grande faute de deux ou trois des grands ne rendoit la vo-tl ' e mpindre. Vous suivez le Duc de Joyeuse ; mais vous Sc luiTsi avez poursuivi leMarquis d’Elbœuf Sc fes troupes,& qui l’avezbfitf u i r honteusement comment pouvez-vous combattre fous