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Réponsep ' v n Catho.
Zsr MEMOIRES
même Enseigne , mêler votre suite avec leur suite, votre gloireavec leur honte, & votre hardiesse avec leur peur ? Vous qui fui'vez le Maréchal de Biron,vous fouvenez-vous plus qu’il a fait i’efl'ceinte de Paris pour s’oppofer aux armes que vous favorisez aU'jourd’hui ? Vous fouvenez-vous plus des Couriers qui le firenthâter pour fe rendre près du Roi, Le lui ne fe fouvient-il pointde ses bons conseils ? Le son du tambourin a-t-il plus de pouvoisfur lui que la raison ? lui qui a usé fa vie pour cette Couronne »ta veut-il perdre avec les ennemis de la Couronne ? Je blâtf^plus les Gascons que tous autres ; ils ont toujours été plus U'bres , Le poulies d’un cœur généreux, ont plutôt suivi la justiceque lçs faveurs. Je les blâme de les voir aujourd’hui suivre le Ma'réchal de Matignon , Se à lui de fe laisser suivre à eux , qui faitbien le tort qu’il fe fait, qui fait bien le tort qu’il leur fait, &qui devroit plutôt mourir , qu’enterrer dans le toste de CastilloUl’honneur qu’il avoit acquis dedans Agen. Contestez librementtant que vous êtes que vous n’avez point eu de jugement, ou qn evous n’avez plus de constance. Confessez que vous avez été trai'tres par le passé , ou que vous n’êtes plus aujourd’hui fidelesà laCouronne. Vos enfans vous redemanderont l’honneur que vo§Peres vous ont laissé. La France fe plaindra de vous , 8c vousredemandera les François qui fe perdent fous vos commande'mens, vos consciences vous convaincront du peu de conscienceque vous faites de combattre contre vos consciences.
Unissez-vous donc, rangez-vous près du Roi, donnons-lui 1*force & qu’il reprenne son autorité, qu’il ordonne & que notf sobéissions. Qu’attendez-vous ? Le danger commun vous y ap'pelle , votre devoir íe requert, 6c les cœurs François vous e JÍprient. Aimez-vous mieux périr séparés & désunis, que vou§conserver étant ensemble ? Confervez-vous , confervez-nous tqu’on coure fus aux rebelles, 6c qu’on épargne les obéissantOtons à ce coup Iá cause ou le prétexte qui nous éblouit les yeux?unistons-nous pour demander 8c obtenir une sainte réformatio 11de Religion , qui mette, nos âmes en repos, & qui coupe à Va? 0 'nir le chemin aux troubles. Nous connoîtrons par ce feulmoy eIÎceux quiferont pousses d’une bonne affection, les gens de hi^nqus aideroht ; ceux : qui ont quelque Religion nous suivront >ceux que nous appelions Hérétiques y consentiront, ÔC s a ° 5doute se convertiront, 8c ceux qui s’oppoferont à ce saint Con'cile doivent être tenus pour ennemis de Dieu 6C des hornM^'Qu’on ne m’aliegue plus que le Concile en est passe : les acti° n *
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