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Tome premier.
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DE LA LIGUE. z;z

^°niies lie laistcnt pas d’être bonnes pour être réitérées s’il n’y a ", '

^■ornmandement de Dieu contraire ; le Concile ne perd rien de soja dignité pour être convoqué plusieurs fois. Constantin le rasi- D » UN Cxrno!Icftiblá pour Arrius ; notre Roi n’a point moindre autorité oupVotion que Constantin, Le les Huguenots ne font pas pires queles Arriens. Faut-il, fous prétexte que l’Italie ou l’Efpagne^en ont point besoin, que nous en soyons privés ? Ceux qui sonta leur aise ne conseillent jamais bien ceux qui font en peine. Si1^ mal leur cuifoit autant qu’à nous , ils rabattroient de leurAustérité 6c aimeroient beaucoup mieux consentir aujourd’hui àUl ae réformation de Religion, vu mêmement q u'elle est tôt oul arst néceílaire , que de se perdre avec tous les Religieux. NousIlQ us perdons 6c sommes misérables toute notre vie , pour nev °uloir être un jour heureux. Le jour que nous nous joindronsPour cette belle entreprise , ce jour fera le commencement de no-ho heur 6c la fin de notre misere. Nous le pouvons , vous le de-Ve 2 , la raison nous le conseille, le tems nous preste ; la nécessité^ousy contraint. Faisons par fagesté de bonne heure , ce que^ous ne pourrons pas faire dans quelque tems par notre folie.pOs ennemis de cet Etat se rallient , ôc nous les regardons faire.

■bs complottent votre mort, 6c vous leur apportez votre vie. Us

Í Poursuivent les Huguenots pour nous défaire , après nous avoirastes à la poursuite. Faisons profit de leur dessein , 6c n’atten-dons pas le dernier effort de leur malice.

Je reviens à toi. Comment prouveras-tu maintenant que leRoi doit poursuivre à feu 6c à sang ces pauvres gens ? Tucntenspójaqu’il n’y a point de raison d’alleguer le Commandement de*Reu au septième du Deutéronome. II commande d’abbattre lesa ^tel s bes Idolâtres 6C Infidèles. Tu lais astez qu’il n’y a en eux111 infidélités ni idolâtrie; 6C s’il s’en trouvoit, je m’accorderois^ Ve c toi, ou plutôt avec l’Efprit de Dieu.

Quant à l’autre passige du dix-feptieme , où il est commandé^ Peuple de prendre un Roi entre les Freres , il est allégué auísi^l-à-propos que le précédent. C’est un Commandement quil e garde particulièrement ce Peuple, duquel le Roïaume étoitac rement de notre Seigneur, 6c n’étoit pas raison qu’il tombâtClì la main d’un étranger ôc d’un infidèle. Cette considération.

*ì e peut être au Roïaume de France, 6c ce titre ne peut êtrej^stné au Roi de Navarre , qui est le premier Prince du Sang ,r nice craignant Dieu, Prince religieux, & duquel la LigueCrai nt plus 6c le courage 6c la justice, quelle ne hait la Religion.

Tome I, Y y