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A N T IG U I.S A K T
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de bas or. Tel fut le bon plaisir çlu Roi, de qui la puissmC ereluit à élever ceux qui font abaissés, enrichir les pauvres,êc aggrandir les petits : telle fut fa faveur , voire telle, q 116j’açoit qu’il lui restât toujours quelque sinistre impression des hu-meurs de cet étranger , il ne voulut toutes-fois le dépouillerses charges Le dignités : de forte que suivant le fil de sa boni 16fortune, il se donna si heureuse entrée ès grâces du Roi Hei 1 'ri Iï-, que. ses enfans honorablement appointés , il fit ériger M'maie en Duché Tan 1547 ; &c en fin de compte, riche de biens»d’alliance , & en qualité de Duc de Guise èc d’Aumale,de France, & Gouverneur de Bourgogne , il mourut le vd’Avril 1-550.- semblable à Marcus Perpenna , qui au témss"gnage de Valere , «fut Consul plutôt que Citoyen ; « mais dissemblable en ce que, comme dit le même auteur, « la vie e 6,, Perpenna fut triomphante, 8e sa mort rendue ignominieuse« la Loi Papia, en la personne de son pere, qui de natif 655 étrangère fut banni de Rome , pour s’être prévalu des privj'« leges des Citoyens Romains. « Au contraire les enfans bcelui-ci ont continué ses triomphes, voire comme on dit ^Perpenna, « se sont à la malheur habitués en étrange Pais. "
C'est, François, l’étranger , auquel on devoir dire comme h 5Lacédémoniens à Philippes Roi de Macédoine, qu'il n’entrât ^leur Pais comme ami, ni comme ennemi ; c’est ce cadet dqui on peut dire comme du Pere de Sylía , que malaisément 1étoit homme de bien s’étant si-tôt enrichi : c’est ce vagabond jvers lequel nous devions pratiquer ce dire de Theophraste, qu'ne faut pas aimer les étrangers pour les éprouver , mais qu’il yfaut éprouver pour les aimer. C’est ce grand V eneur,ce Fauconld 6 ^qui vous a nourri en ses enfans des oiseaux de proie , qui par 1^ambition, comme d’un bec crochu , déchirent la pauvreFran^ »èí par armes, comme de poignantes griffes tâchent d’empie^cet Etat. O prudent & magnanime Roi François, que peut s’ e{tfaut que vous ne soyez vrai Prophète , quand vous prédîtes si 11st jamais la race de ce cadet prenoit pied & terre ferme eFrance , elle mettroit les Rois en pourpoint, & le peuple e ,^chemise ! Aussi nous présumons de l'avenir par les choses Pf 6sentes ou paíïees, vu que rien ne se fait sans cause, 6C rie fne se. prévoir sans raison précédente. Cet oracle nous de^° yfaire tenir fur nos gardes : mais qui peut éviter ses destinasLes enfans donc de Claude dc Lorraine, fatalement delo 11 ^à la ruine de cet Etat, ont eu la meilleure part des faveurs