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4. La réintégration, de la Noblesïe en son ancienne dignité,s. Le rabaissement de certaines personnes élevées en grandeurPar le Roi.
6. La décharge dn tiers Etat.
Propositions bonnes en apparence, & mauvaises en effet ;douces à les entendre , Le ameres à les goûter ; salutaires à sex-*érieur , Le funestes au dedans. Car les deux premieres font for-cées contre le Roi de Navarre , Le Monseigneur le Prince deCondé : les autres n’ont pour but que de rendre le Roi odieuxa u Clergé , mal-voulu de la Nobleíïe , Le attirer fur lui la hainedu Peuple : c’est le plus court chemin qu’ils se proposent poura Uer au-devant de la grandeur du Roi Le des deux premiers^rinces du Lis, Le faire avec nous l’accord , duquel parle De-Mosthene aux Athéniens , des Brebis Le des Loups , qui deman-dèrent aux brebis , que pour avoir paix avec eux , elles leur livras-sent les mâtins qui les gardoient. Des autres Princes, ils en pen-sent avoir bon marché : ce ne fera que pouísiere devant la Bise ,^ neige au Soleil.
Au bruit de ces propositions , comme des trompettes quidénoncent la bataille , plusieurs ont pris parti des armes , & fefont voués à la fortune de ces imposteurs, laiílànt une paix cer-taine pour suivre une guerre douteuse : les uns amorcés d’efpe-rance de mieux avoir, les autres ayant suivi les guerres, & vécucomme la licence du tems & l’impunité leur avoit toléré, voyantque la paix leur ôtoit tout moyen de piller : aucuns après avoirMalheureusement consumé leurs biens , & aboyés de tous cô-* e de leurs créanciers ; Lc comme disoit Cicéron des complicesde Catilina, » ceux qui avoient. les mains rouges de sang, lai3 langue façonnée aux parjures, famé pliée à toute méchan-53 ceté , la conscience ulcérée de plusieurs malfaits , qui étoient33 Minés de pauvreté &c affàillis de Justice , « tels garnemens dis-J e , ont volontiers prêté la main à ces nouvautés. Cas étrange*°utes-fois, que quelques Gentilshommes se soient íaiíles allera c e que ces Etrangers ont voulu, comme slls ne pouvoicnt^Ue bien dire, ni eux en leur obéissant que bien faire ! chose^oyable, qusils aient pris sombre pour le corps, la fuméeP°Ur le feu , le masque pour le visage, le mensonge pour la vé-ïltf ^, sans considérer que ces prétextes font autant de chevêchesP°' lr îes pipper, qu'on les éveille pour les endormir, cpi’on les^struit pour les détruire , & que comme disoit un ancien , » il
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1586.An t i*
G U I t A R T.