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Tome premier.
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DE LA LIGUE: z-8

v ant le Pape dedans six mois , en propre personne , sur peine deConfiscation de tous ses biens ; le Roi Charles IX estimant queS et ajournement entamoit soir honneur Sc les privilèges de son*p°iaume , déclara au Nonce du Pape qu’il châtiroit les Auteurstelle entreprise ; comme fit en cas semblable Louis le Jeune àbibaut Comte de Champagne l’an 1143 , qui avoit faitcensu-er Raoul Comte de Vermandois.

« J’ajoute avec du Tillet Evêque de Meaux, qu'on ne doit point0ll ffrir qu'un Pair soit excommunié , parceque l'on a à converser^ e c lui pour les Conseils du Roi, qui le devroit nourrir, s'ifa voit dequoi vivre ; Sc fur telles raisons , fur tels exemples ,j Ur tels privilèges, s’appuient le Roi de Navarre Sc Monseigneure Prince de Condé , Sc comme vrais François en font bouclierc °ntre les ennemis de la France , qui, pour faire chemin à leur^Mbition au dépens du pauvre Peuple , s’étudient de corrom-pe ces beaux privilèges , se servant du Prêtre de Rome, com-du Ministre de leur fureur, laquelle groíïe de témérité a éclos°utes les tragédies qui se jouent aujourd’hui par la France, ScPpqu a vouloir contraindre le Roi de nommer un Succeíleur à laCouronne.

, Jadis le Dictateur Fabius Buteo voulant mettre ordre à ce quee tems Lc la nécessité avoient mis en désordre, dit qu’il ne dépo-proit du Sénat aucun de ceux que les Censeurs C. Flaminius ScL. yEmilius y avoient établis. Qui doncques croira que le Roifeuille priver du droit du Roïaume ceux qui y font appellés, nonPoint par des Censeurs, mais par la loi qui est la réglé delacen-j Ure * J’entens cette loi fondamentale de la France , en vertu dca 4 u eîle le successeur est presque saisi du vivant de son dévast-ât » Sc en est à demi poste sieur, sans autre investiture , d’oìie nt ce proverbe , Que le Roi ne meurt jamais en France. Joint^ e ce seroit se haïr soi-même de corrompre les loîx , qui le font§Oer après ses prédécesseurs depuis l’origíne de cetteMonarchie:jquoique nous vivions fous un Souverain , qui ne peut avoires Mains liées, toutefois il faut dire comme Lucius Valerius con-r , e la Loi Oppienne : Qu il y a des Loix inviolables pour le per vP et uelp w fit de la République , d'autres feulement nécessaires pour^ z h u e tems , que celles-là ne meurent j amais } & que celles r ci font. 0rt elles selon les diverses occurrences. Tellement que ces choses »distinguées de nature, nous mettions en la premiere espeee^oix roïales, Sc qui concernent l'état du Roïaume , d’autanteíi es sont annexées Sc unies avec la Couronne, comme est cetts

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Anti-G U I S a R T.