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DE LA LIGUE. 397
Anciennement les Guifars n’étoient rien, Sc nagueres dePptits compagnons , ils se sont aggrandis aux dépens du Cru-Ramenez donc íes choies à leur premier point, on faitr l ' e che à i autorité du Pape , Sc les Guises perdront leur graif-Encore ils parlent de rétablir l’Egîise, en ses anciens pri-ges ! Mais a’ou cette autorité de leur ambition : Sc par queseyens ? en suçait íes biens de i’Eglise, non pour î’avance-rtle nt des Eglises , mais pour frayer chemin a leurs pernicieusesRenées : comme ces factieux Robert Cqpnte d’Angers, Sc son.j f ete Hugues, qui voulant arracher le Septre des mains de Char-e . s le Simple , soudoyoient leurs gens d u bien de i’Eglise. Ceux-,| Cl donc la veulent garder. O le bon gardien de brebis que le! Mais comment garder ? Par armes; comme si les armes.e pouvoient prendre fans le commandement du Prince, quiest le dispensateur. Qu’on lise les Loix, on trouvera que Ies.^mpereurs Valens Sc Valentinian font exprestes défenses deev er baniere , que par leur autorité : qu’on examine les droits del e gaie, on trouvera que c’est un point de la Majesté que de.
e _cerner la guerre : qu’on fonde la raison , on connoîtra que laPpse d’armes qui touche le public , ne se doit faire par un par-,^culier : qu’on lise les histoires , on verra que les Etats du peu-Pse Athénien décernoient la guerre, comme ils firent contre lessyracusains , Megariens , Sc les Rois de Macedoine : on trou-vera qu’il étoit défendu entre les ^Etoliensde rien conclure fur.c fait de la guerre ( nijî in Pancctolio & Pylaico Concìlio ) Sctpi a Rome c’étoit a u peuple à la dénoncer , comme il sir con-tte Mithridate , par la Loi Manilia ; contre Philippes II, Roip C Macédone , par la Loi Suîpitia : contre les Pirates par la Loi^abinia. Et d’autant que César fit la guerre en France sansJ ïiandement du peuple, Caton fut d’avis de rappelles l’armée ,^ livrer César aux ennemis : même le Sénat ayant voulu tirer àd) 1 cette puiílance , fut toujours empêché par l’opposition des*■ tibuns , il y eut débat , dit Titc-Live , sur la résolution Jì latfrerre se dénonceroit par mandement du peuple , ou (i les ArrêtsT Sénat fuffiroient : les Tribuns eurent le des u s : comme il ad-quand il fut question d’entreprendre la seconde guerrej ll nique ; depuis auísi, quand il fallut guerroyer les Herniques ,es Vestins, les Palépolitains., les Prenestins, & les Eques; ScS l Jand la mierre fut dénoncée aux Romains par les Tarentins," le Sénat 3 , dit Plutarque , donna l’avis , Sc le peuple de Taren-tc octroya le mandement. » Quelles Loix donc , quel droit;^
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G lí I SART.