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Tome premier.
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D E L A L I G U E. 401

font Princes de l’Empire, que ne déploient-ils leur puiflancec ontre ies Luthériens, fans venir altérer le repos de la France° u ils ne sont qu’Etrangers ? Mais en cela reconnoiísons notreMauvaise destinée , qui nous a menés à ce point, que de tenirft °s ennemis pour amis, les parjures pour íideles, les Etran-gers pour domestiques , ôc les Athées pour Religieux, si que^ous pouvons dire , » Ephraïm est comme un gâteau qui n’est55 point retourné : les Etrangers mangent fa force , ôc n’en a''rien su Voila quant à la premiere attente qu’ils donnent auRoi : venons aux autres.

. Leur mauvais Génie, l’Efprit de diviíîon , leur a enseigné queíe Ciel, le corps humain , ôc la monarchie fe ressemblent parll ne grande sympathie : qu’il y a au Ciel deux principales par-mes , la Lune ÔC le Soleil ; au corps humain , la tête & le cœur ;e n la Monarchie , le Roi ôc la Noblesse : que l’éclipfe d’entre^ Soleil & la Lune rend le Ciel obscur ; l’indifposition de la. te te ou du cœur tient le corps mal disposé ; ÔC que si le Roi ôca Noblestè jouent au boute-hors , la Monarchie panche à laRflne. Suivant cette leçon , ils tâchent d’allumer le flambeau^0. diviíion entre le Roi ôc la Nobleste : car où vise cette Acrev olonté d’entreprendre fur certains Gentilshommes, élevés engrandeur pat fa Majesté ? Où tend cette réintégration de la■Nobleste en son ancienne dignité?

C'est nouveauté, c’est un prodige en France, voire.c’est fé-jpnnie, c’est facrilege, qu’un Sujet donne la Loi & mesure à\°n Prince , qu’il mette frein à fa volonté „ qu’il borne , qu’ilç trecisse son autorité suprême : c’est dépiter la nature de vouloirSue le bras commande à la tête , que l’ame obéiíle au corps,*ì Ue la raison complaise aux sens : c’est dénouer la société civile,faire que le maître honore son serviteur , que le Regent fafl-, e Le que veut le disciple , que le Magistrat ploie aux passonsf 1 * peuple. Et quest-ce que tout cela, sinon que vouloir faireùaïr au Prince ceux qu’il aime , mépriser ceux qu’il estime ,^baisser ceux qu’il élevé, ôc le contraindre de vouloir ce qu’il? e veut pas ? Et toutesfois c’est ce que les séditieux veulent au-^Urd’hui mettre en œuvre, c’est une des buttes de leurs desseins,^ est J e chemin qu’ils tiennent pour entraverfer la puissmee du: mais fous quel prétexte ? Que gens de bas or ont la porteQes honneurs ouverte, ôc que les personnes d'honneur sont con-tra ùites de demeurer àl’ancre. Qui s’en plaint ? Des Etrangers :^ais q ue i s Etrangers ? qui de petits compagnons ont été agraruTomf. /. E e e

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A N T I.0 I S A R T.